Les Amérindiens

Les Amérindiens

 

Les Amérindiens, Indiens d'Amérique, Indiens, aborigènes ou encore Américains natifs, comme revendiqué par certaines peuplades, sont les habitants d'Amérique avant la colonisation européenne des Amériques. On les trouve en Amérique du Nord, en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Leur origine ne remonte pas à leur découverte par la colonisation espagnole mais beaucoup plus ancienne, d'après les découvertes récentes effectuées dans différentes parties d'Amérique. Ils ont été pourchassés pendant longtemps. Depuis 1968, les Amérindiens revendiquent leur identité (indépendance, propres langues...)

En l’absence d’appellation qui fasse consensus, on utilise parfois les expressions de « peuples autochtones » ou « aborigènes », ou plus précisément, « Premières nations » ou « Premiers peuples » (traductions littérales de l'anglais). L'expression « Peaux Rouges » est ancienne et n'est plus beaucoup utilisée en Amérique. Le géographe grec Pausanias le Périégète aurait décrit une terre située au-delà de l'océan Atlantique, qu'il nomme terre d'outre-océan, peuplée par des "hommes à peau rouge, à chevelure noire et raide comme le crin d'un cheval"

L'ethnonyme Amérindien dérive d'Indien d'Amérique. Il a été inventé à la suite de l'erreur de l’explorateur Christophe Colomb qui, en 1492, pensait avoir atteint le sous-continent indien alors qu’il débarquait en Amérique. C'est dans ce contexte que les Européens ont nommé ce territoire les Indes occidentales, pour les différencier de celles dites orientales (qui donna aussi son nom à différentes entités coloniales européennes nommées Compagnie des Indes orientales). À cause de cette confusion, on continue d’utiliser le mot « Indiens » pour parler des populations du Nouveau Monde. Avec les travaux du cartographe Martin Waldseemüller au début du XVIe siècle, on commence à parler de « continent américain », en mémoire du navigateur italien Amerigo Vespucci ; ses habitants sont alors désignés sous le nom d'« Indiens d’Amérique » pour les distinguer des populations de l’Inde sans modifier complètement l'usage de les désigner comme des Indiens.

Les tribus Amérindiennes

Les peuples autochtones d'Amérique du Nord
Bien avant la découverte du Nouveau Monde par les Espagnols, de nombreuses tribus amérindiennes peuplaient tout le continent Nord Américain. Ces nations se divisaient essentiellement en 10 groupes que des ethnologues ont classé par régions culturelles. Ces régions coïncident souvent avec des zones écologiques et climatiques et s'entrecoupent fréquemment.

Les différentes régions géographiques avec leurs tribus :


Les régions forestières du nord-est

Il s'agit de la côte nord-atlantique, la région des Grands Lacs et le sud du Canada adjacent aux Etats-Unis.
Tribus: Hurons, Iroquois, Mohawk, etc.

Les régions forestières du sud-est

Toute la côte atlantique jusqu'à la Floride.
Tribus: Chickasaw, Choctaw, Seminoles, Cherokee, etc.

Les grandes plaines centrales

Cette zone couvre toute la vallée du Misissippi et les contreforts des Montagnes Rocheuses.
Tribus: Blackfeet, Cheyennes, Sioux, Pawnee, Comanches, Crows, etc.

Les plateaux

Il s'agit des régions montagneuses du nord-ouest des USA jusqu'au sud de la Colombie Britannique au Canada.
Tribus: Nez Perces, Yakima, Cayuse, Wenatchee, etc.

Le grand bassin

Soit une grande partie du Nevada et de l'Utah.
Tribus: Shoshone, Ute, Paiute. etc.

La région californienne

La plus grande partie de la Californie, mais pas sa totalité.
Tribus: Yurok, Salina, Kawaiisu, etc.

Le sud-ouest

Zone englobant les états du Nouveau Mexique, de l'Arizona et partiellement le Mexique et le Texas.
Tribus: Mohave, Apache, Kiowa, Navajo, Hopi, Taos, Yuma, etc.

La côte du Pacifique (du nord-ouest)

Cette région comprend l'Alaska, la Colombie Britannique, les état de Washington et l'Orégon.
Tribus: Haida, Kwakiutl, Squamish, Nanaimo, Nooksack, Bella Coola, etc.

La zone boréale

Toute la zone forestière qui s' étendà la limite de l' arctique, de l' intérieur nord du Canada et de l'Alaska.
Tribus: Cree, Montagnais, Nascapi, Attikamek, Ingalik, Chilcotin, etc

La zone arctique

L'extrémité nord du continent entre l'Alaska et le Groenland.
Tribus: Aleut, Inuit ou Eskimo, etc.

Les grandes tribus du continent américain
L' industrie hollywoodienne du cinéma a largement exploité les indiens et leur histoire en nous léguant biens des films sur le sujet. Le Dernier des Mohicans, Danse avec les Loups, Robe Noire sont devenus des classiques en la matiere, il nous en reste des images bien ancrées dans l' esprit des gens.

Les Haidas sont connus pour leur totems multicolores, les Navajos pour leur maisons en adobe et leur poterie, les Esquimos pour leurs igloos, les chiens et les traîneaux, ainsi que la pêche au phoque; les Hurons et les Iroquois pour leur coupe de cheveux et leur rôle de guide auprès de l' armée américaine et des expéditions diverses sur le continent, les Cherokees pour leur passivité envers les blancs et leur habilité a s'intégrer a leur mode de vie en construisant des maison et adoptant l'agriculture, etc.
Mais de tous les indiens, ce sont invariablement les tribus des plaines qui sont les plus populaires et les plus connues.

Les grandes tribus des plaines.
De tous les indiens d'Amérique du Nord, les indiens des plaines sont de loin les plus légendaires. Les traits qui ont caractérisé ces tribus nomades et polygames dont les plus populaires sont les Sioux, les Cheyennes, les Blackfeet, les Comanches et les Crow sont la chasse au bison, le tipi, le travois, le cheval, les mocassins et leur détermination a résister a l'homme blanc qui envahissait leurs territoires. Les nombreuses et sanglantes guerres qui ont marqué l'histoire de ces indiens ont rendu des noms de guerriers Sioux comme Crazy Horse, Red Cloud, Sitting Bull et Spotted Tail mythiques.

Les tribus Amérindiennes

On peut nettement tracer trois zones culturelles distinctes :

L'Ouest, qui ignore totalement l'agriculture, les Indiens y vivant exclusivement de cueillette, de chasse et de pêche.

L'Est, qui combine ces activités avec un peu de culture du maïs.

Le Sud-Ouest des Pueblos, enfin, où les techniques agricoles sont fort développées. Les civilisations de cette dernière aire se rattachent à bien des égards aux civilisations méso-américaines dont elles représentent en quelque sorte les avant-postes septentrionaux.

Tout le long de la façade du Pacifique, de l'Alaska à la Californie centrale, l'économie traditionnelle reposait essentiellement sur les ressources halieutiques. À plusieurs reprises dans l'année, mais surtout au printemps, période du frai, tous les grands fleuves et les rivières étaient littéralement envahis de saumons. À cette occasion, les Indiens constituaient d'énormes stocks qui devaient leur durer toute l'année. Ces groupes exploitaient aussi les ressources maritimes, ramassant les coquillages ou s'adonnant à la chasse à la baleine en haute mer. Plus au sud, les Indiens ramassaient des glands (qu'une longue préparation rendait comestibles), qui, associés à la chasse, étaient à la base de l'économie.

Les Indiens des Plaines sont justement célèbres pour avoir connu l'une des économies les plus spécialisées du monde : nourriture, habitat, vêtements, reposaient presque exclusivement sur le bison. Mais il ne faut pas oublier qu'un tel mode de vie était fondé sur le cheval, introduit par les Espagnols. C'est grâce au cheval, en effet, que le bison était toujours à la portée des chasseurs ; en retour, il imposait des contraintes propres à l'élevage, notamment la nécessité de contrôler des bons pâturages, été comme hiver.

Les économies de l'Est étaient plus diversifiées : chasse aux cervidés et aux castors, pêche, complétées par un peu d'agriculture.

Certaines régions d'Amérique du Nord connaissaient des densités de population très élevées, ainsi la côte nord-ouest, la Californie intérieure ou, plus encore, le Sud-Est.

Les toutes premières chroniques espagnoles décrivent les rivages de la Floride tel un chapelet ininterrompu de villages.

Toutes ces sociétés vivaient sous le régime de l'alternance saisonnière, passant d'un état de concentration à un état de dispersion.

Sur la côte nord-ouest, on se dispersait à partir du printemps pour exploiter au mieux les sites de pêche le long des rivières et, en hiver, on se rassemblait à nouveau pour habiter ensemble dans de grandes maisons communes. Dans la région subarctique, le schéma inverse prévalait : on se disséminait à travers le territoire durant tout l'hiver, soit dix à onze mois sur douze, et on se rassemblait seulement au cœur de l'été.

L'ordre social est alors toujours compris en termes saisonniers, et il prend d'emblée pour cette raison une dimension cosmologique.

L'analyse du quotidien explique les bases des rituels et des croyances religieuses. Les grands rituels – danse du soleil dans les Plaines, festival hivernal sur la côte nord-ouest ou encore danse de l'ours chez les Utes – confirment cette inscription fondamentale de l'homme dans les cycles cosmiques.

Habitation amérindienne : le tipi

Le mot tipi ou tepee est formé de 2 syllabes : ti qui signifie en langage sioux  « vivre » et pi qui signifie « utiliser pour ou servir à ». Tipi veut donc dire « utiliser pour vivre dedans ». 

Les amérindiens montaient leur village en cercle et les tipis étaient orientés vers l’est, face au soleil levant.

Les cercles dessinés sur l’extérieur du tipi représentent l’union et les zigzags représentent l’orage et la foudre. Les lignes et les traits sont liés à la médecine.  On trouve aussi des animaux dessinés. 

Les couleurs sont aussi très symboliques :

Le bleu peut signifier qu’il y a des objets sacrés dans le tipi,

le rouge l’aube du soleil levant

le jaune le crépuscule 

L’intérieur du tipi peut être aussi peint avec des bandes de couleur, des fresques qui évoquent des conquêtes passées ou d’autres événements personnels importants. 

Se sont les femmes qui s’occupaient de monter les tipis car les tipis étaient leurs propriétés.  - Dans un premier temps, elles préparaient un festin auquel les hommes n’étaient pas conviés.  Les femmes mangeaient, discutaient tout en assouplissent et en assemblant les peaux.  - Puis elles montaient la structure en bois. 

Une fois la « charpente » terminée, elles plaçaient la grande couverture en peau qu’elles avaient confectionnée tout autour de la structure en laissant la porte et le trou à fumée. Elles fixaient ensuite la couverture au sol à l’aide de pierres. 

Une fois terminé, elles allumaient un feu dans le tipi pour que la couverture garde toute sa souplesse après la pluie.

Enfin, le sol était couvert de fourrures et de broussailles parfumées. 

L’intérieur du tipi était très petit mais personne ne s’y bousculait car chacun avait une place attribuée pour s’asseoir. La nourriture, les ustensiles de cuisine et l'attelage des chevaux se trouvaient près de l’entrée.  Les trophées de chasse ou de guerre étaient placés dans le fond du tipi. Au centre brûlaient le feu.

Habitation amérindienne : le tipi

Un tipi est composé de longues perches de bois appuyées les unes sur les autres puis recouvertes de peaux d'animaux.

Utilisé par les Indiens des Plaines, le tipi est un abri très ingénieux. Il offre un gîte spacieux et propre, qui protège du froid par une isolation adaptée et de la chaleur grâce à un système de ventilation. Il suffit d'environ dix à douze peaux de bisons pour faire un tipi de taille moyenne, soit un cercle de 5,50 mètres à 6,10 mètres de diamètre pour 20 à 25 perches, s'appuyant sur trois à quatre perches de base. Le nombre de perches utilisées change selon les tribus. Les tipis, avant l'arrivée des Européens et des chevaux, étaient de taille beaucoup plus réduite, le seul animal de bât étant alors le chien. C'est d'ailleurs l'arrivée des chevaux qui a permis à certaines tribus d'intensifier considérablement leur pratique du nomadisme.

Certains tipis conçus pour abriter les conseils et réunions tribales peuvent être faits de cinquante peaux.

Chaque année, les tipis doivent être réparés, voire entièrement reconstitués car la peau s'amincit avec le temps. C'est la femme qui est traditionnellement la propriétaire du tipi. Sa décoration varie suivant la tribu ainsi que suivant l'histoire que l'on veut raconter. Le tipi peut être aussi orné de trophées de chasse et de scalps.

On entre dans un tipi par une porte en peau décorée. On dort sur une couchette en peau de bison ou d'ours, étendue sur un sommier de joncs tressés. Le foyer situé au centre est entouré de pierres et chauffe un récipient posé sur un trépied en bois. Le mobilier se compose de sacs en peau, de coffres à viande et de poteries.

Habitations Amérindiennes : le Wigwam

Un wigwam est un type d'habitation construit par les Amérindiens semi-nomades d'Amérique du Nord dont les Micmacs et les Algonquins.

Il s'agit d'une habitation de plan circulaire ou allongé, pouvant abriter de 10 à 20 personnes. Sa structure est constituée d'un bâti de perches sur lequel est fixé le recouvrement d'écorces de bouleau, ou de nattes de quenouille ou de joncs. Une ouverture unique permet de pénétrer dans le wigwam.

Les pièces d'écorce sont cousues ensemble à l'aide de racines d'épinette ou de sapin. Le sol est recouvert de branches de sapin ou d'épinette afin de le rendre confortable et isolant.

Les wigwams sont généralement décorés de motifs représentant des oiseaux, des orignaux, des castors, des loutres, etc. L'hiver, il est recouvert de peau d'animaux. Un feu est entretenu en permanence au centre, la fumée s'échappe par un trou de cheminée.

Habitations Amérindiennes : La maison longue

Une maison longue amérindienne est une habitation traditionnelle des Amérindiens d'Amérique du Nord (ou Nord-Amérindiens).

La longueur des maisons-longues variait beaucoup selon le nombre de familles qui habitaient la maison-longue. Certaine maison-longue mesuraient entre 25 à 30 mètres mais des vestiges de maisons-longue de 100 mètres on déjà été retrouvé.

Cependant, en moyenne elles mesuraient de 6-7 mètres de largeur et de 5-6 mètres de hauteur. Les recherches archéologiques révèlent que leur longueur varie de 18 à 41 mètres de long, en fonction du nombre de familles qui habitaient la maison-longue et de l’utilité du bâtiment.

En effet, plusieurs membres d’une même famille nucléaire pouvaient cohabiter dans une maison-longue. Pour la construction d’une maison-longue, les Iroquoiens plantent des pieux au sol et ils recourbent la partie du haut en attachant les bouts deux par deux pour former le toit. Plus de 650 pieux peuvent être utilisés lors de la construction d’une maison-longue. Pour solidifier la structure, des perches sont installées horizontalement. Ensuite, des sections d’écorce de cèdre ou d’orme sont cousues ensemble pour recouvrir le toit ainsi que pour tapisser les murs. Puisque les maisons-longues n’ont pas de fenêtre, des ouvertures sont faites au toit pour que la fumée des foyers puisse s’échapper.

Une maison-longue pouvait recouvrir un espace intérieur d’environ 146 mètres carrés. Le niveau inférieur était composé d’un plancher traversé d’une allée centrale d’environ 3 mètres de large où s’alignent des feux de cuisson. Le plancher cache parfois des fosses qui servent de lieux d’entreposage ou de rejet des déchets.

La partie supérieure de la maison-longue servait également d’espace d’entreposage et de rangement. Des banquettes sont installées à une hauteur variable entre 40 à 150 cm. L’espace sous les banquettes sert à entreposer le bois pour le foyer et des objets d’usage quotidien.

Chaque foyer est utilisé par deux familles installées face-à-face dans la maison-longue. Ces deux familles réunies par leur cohabitation forment un compartiment. Les compartiments sont généralement séparés par des cloisons, ce qui assure à chaque membre des familles une intimité relative. Les lits sont faits avec des branches, et sont superposés pour accueillir plus de membres.

La femme est responsable du montage et du démontage du wigwam. Les perches ne sont pas transportées et restent sur place. L'écorce est transportée enroulée sur la branche sur laquelle elle est attachée.

 

Habitations Amérindiennes : Le Hogan

Le hogan est la maison traditionnelle des Indiens Navajos que l'homme devait construire pour sa future famille quand il se mariait.

Le mot « hogan » ou « hoghan » ['hoʊ.gɔn] ou ['hoʊ.gən] vient du navajo « hooghan », [hoːɣan]). Il désigne plusieurs types de construction dont la principale est le hogan dit « femelle » primitivement circulaire qui servait essentiellement d'habitation d'hiver.

Le hogan « femelle » constitue le logement de la famille : il a une forme circulaire d'environ huit mètres de diamètre avec une seule porte orientée à l'est. Il a une structure en bois (des branches de genévrier ou de cèdre de 10 à 15 cm de diamètre) colmatée et recouverte de terre qui constitue une bonne isolation contre le froid comme contre la chaleur.

L'espace intérieur est sans séparation avec un orifice central qui sert de cheminée : la partie occidentale, en face de l'entrée, est la place d'honneur, réservée au matriarche ou patriarche de la famille, alors que la partie droite, au sud, est attribuée aux hommes et la partie nord, à gauche de l'entrée est traditionnellement occupée par les femmes et les enfants.

Toutes les activités ont lieu dans le hogan: la cuisine, le tissage, les repas, les échanges sociaux...

On s'y tient assis mais la partie centrale permet à un homme de se tenir debout. Le sol est en terre battue parfois recouvert partiellement de branchettes séchées et l'ameublement est sommaire : une banquette en terre occupe la base des murs où le sol est parfois creusé de 30 cm, elle est recouverte de couvertures et de peaux de moutons qui servaient aussi pour fermer l'entrée.

Entouré d'un corral pour les moutons puis aussi les chevaux, le hogan représentait un habitat dispersé : situées près de points d'eau, quelques huttes familiales constituaient des hameaux disséminés à quelques kilomètres les uns des autres mais parfois regroupés dans des villages plus importants.

Le hogan apparaît donc comme une habitation primitive écologiquement adaptée à un espace et à un mode de vie pastorale et un hogan bien entretenu pouvait être utilisé pendant de longues décennies.

Art amérindien

L’art amérindien est avant tout pictural et décoratif : des signes (idéogrammes) ou pictogrammes sur leurs tentes, leurs boucliers, leurs poteries, leurs masques… et aussi en peintures corporelles. Les œuvres sont le plus souvent très colorées.

L’expression corporelle, la danse et la musique sont des formes artistiques qui accompagnent les rites et les cérémonies religieuses. Une fois encore, les manifestations sont très variées : Gourd Dance (Indiens des Plaines du sud), Ghost Dance, Peyote song (Apaches), waila music (Tohono O'odham)…

L’artisanat dépend du milieu naturel et du mode de vie : les sédentaires fabriquent des objets destinés à garder les récoltes.

Les peuples du Sud-Ouest sont réputés pour leur céramique, leur vannerie ainsi que pour leurs tissages géométriques et colorés.

Les Indiens des Plaines décorent leurs armes et leurs costumes, peignent sur les peaux de bison, portent des bijoux et des parures raffinés.

Les habitants du Nord-Ouest sculptent d’immenses mâts totémiques et des masques dans le bois de thuya.

Les peuples du Nord travaillent l’os et la corne.

Les groupes nomades de langue algonquienne vivant dans la forêt boréale se sont spécialisés dans le travail des perles d'os, de pierres, de coquillages ou de graines. Ils font aussi de la broderie de poils de caribou. Pour conclure des traités ou lors de cérémonie de paix, ils s'échangeaient des ceintures de « Wampum » ornées de perles de coquillages. Ils décorent toujours leurs vestes et leurs mocassins de motifs perlés et fabriquent des objets usuels en écorce de bouleau. Les femmes huronnes confectionnent des broderies en poil d'original et les hommes sculptent des masques en bois, des raquettes à neige, des canots.

Les Mohawks créent des bijoux en argent ornés de perles ainsi que des sculptures traditionnelles en pierre.

Les Abénaquis se sont spécialisés dans la vannerie de frêne.

Dans le Grand Nord, les Naskapis ont développé un art exclusivement à partir du caribou, ils transforment les peaux, les bois, les cornes en vêtement, bijoux... Grâce à toutes ses communautés, l'art au Québec est très riche et diversifié.

La sculpture sur pierre, les mocassins, les capteurs de rêves (ou attrapes-rêve), et une grande variété de bijoux comptent parmi les spécialités artistiques spécifiquement amérindiennes. L’utilisation du cuir, des plumes, de la fourrure, des griffes et des dents d’animaux comme matière première dans leur art et leur apparat est une pratique courante donnant à cet art une singularité.

 

L’art du Sud-Ouest des États-Unis

 

Sur le territoire des Etats-Unis, nous retenons l’art du sud-ouest issu des cultures Navajo, Zuni et Hopi. Tapis, fétiches, kachinas, peinture sur sable ainsi que bijoux d’argent et de turquoise sont des exemples de la richesse et de la variété de leur art. La turquoise fait partie de la cosmologie amérindienne, il est donc normal que cette pierre soit récurrente dans les créations nord-américaines. Cette pierre semi-précieuse serait associée à certaines propriétés curatives et plusieurs carrières sont exploitées dans le sud-ouest des Etats-Unis depuis au moins deux millénaires. Elle est considérée par les Navajos comme un morceau du ciel tombé sur la terre.

 

Les capteurs de rêves

Dans certaines cultures amérindiennes, un capteur de rêves ou attrape-rêves (en anglais : dreamcatcher) est un objet artisanal d'origine ojibwé (appelé asubakatchin ou bawajige nagwaagan dans cette langue) composé d'un cerceau, généralement en saule, et d'un réseau de fils en forme de filet (les filets de deux des capteurs illustrés ici sont « phyllotaxiques [archive] »). Les décorations qui le composent sont différentes pour chaque capteur de rêves. Selon la croyance populaire, le capteur de rêve empêche les mauvais rêves d'envahir le sommeil de son détenteur. Agissant comme un filtre, il capte les songes envoyés par les esprits, conserve les belles images de la nuit et brûle les mauvaises visions aux premières lueurs du jour.

Dans la culture amérindienne, les capteurs de rêves sont accrochés du côté où le soleil se lève, afin que la lumière du jour puisse détruire les mauvais rêves qui se sont installés dans les perles et les fils de la toile.

De nombreuses légendes, issues de différentes tribus expliquent l'origine et le fonctionnement du capteur de rêves. Elles ont souvent de nombreux points communs entre elles : le capteur de rêves a été transmis aux Hommes lors d'un rêve, l'araignée, sous forme animale ou de divinité intervient souvent, l'enseignement du dreamcatcher est transmis en retour de la protection d'une araignée,...

On retrouve désormais le capteur de rêves dans l'artisanat de la plupart des cultures nord-amérindiennes.

Selon la culture huronne, les humains font tous partie du Grand Esprit, créateur de la nature et des hommes. Celui-ci nous suggère des rêves afin que nous puissions mieux nous comprendre. Le rêve est le véhicule qui permet l'échange entre l'Homme et le Grand Esprit. Toujours selon cette culture, le rêve est l'expression des besoins de l'âme. Il est aussi primordial de satisfaire les besoins de l'âme que ceux du corps. Le rêve permet de se libérer. Il assure l'équilibre. Si on écoutait la démarche que les rêves nous proposent, on comprendrait beaucoup mieux les besoins de l'âme.

Le capteur de rêves est utilisé pour aider à contrôler les rêves, dans la mesure où l'on peut contrôler ses pensées, sa vie. À l'origine, il était destiné aux enfants qui faisaient de mauvais rêves. Il s'agit d'un petit cerceau fait d'une branche d'arbre. Dans ce cerceau, est tissé un filet de la forme d'une toile d'araignée comportant un trou au centre. Pendant la nuit, les mauvais rêves resteront pris dans le filet, pour être brûlés par les premières lueurs du jour. Les beaux rêves passeront à travers le trou du centre pour être conservés dans les plumes installées autour du cerceau.

Danse de l'ours

Chaque printemps, les Utes pratiquent leurs danses traditionnelles de l'Ours. La danse de l'Ours est vieille de plusieurs siècles.

Danses traditionnelles

Les danses traditionnelles autochtones étaient pratiquées avant l’arrivée des Blancs et se déroulaient quand les guerriers revenaient à leurs villages pour raconter en dansant l'histoire de leurs combats, et où les chasseurs mimaient la poursuite du gibier après une chasse fructueuse.

Les costumes des danseurs sont souvent décorés de perles ou de piquants de porc-épic et comprennent une queue décorative en plumes d'aigle.

Les danseurs peuvent aussi porter des objets symbolisant leur qualité de guerriers, tels que des boucliers, des armes, des bâtons ou des roues-médecines, qui leur rappellent l'exercice de la sagesse dans les quatre directions, l'unité et le cycle des choses.

Ils sont jugés à leurs aptitudes à suivre la mesure, à garder le rythme du tambour et à s'arrêter avec la musique, les deux pieds au sol.

Danse de l'herbe

 

Les touffes d'herbe que les autochtones attachaient à la ceinture pour la danse de l'herbe sont remplacées dans le costume contemporain par des franges de couleur. Beaucoup de danseurs portent également une houppe, une ceinture corbeau et un sifflet en os d'aigle. Bien qu'il n'y ait pas de mouvements particuliers à exécuter, les danseurs doivent suivre le rythme du tambour et s'arrêter, les deux pieds au sol, en même temps que la musique. Ils doivent aussi toujours garder la tête en mouvement pour agiter leur houppe de plumes.

La danse de l'herbe est une danse rapide composée de mouvements de balayage et des figures symétriques. Comme avec la plupart des danses de pow wow, le danseur appuie son pied  sur le rythme du tambour. Quelle que soit l'herbe si le danseur fait une figure sur un côté de son corps, il doit aussi la faire de l'autre côté pour créer une symétrie et imiter l'herbe qui ondule. D'autres mouvements montrent un guerrier suivant la piste de l'ennemi à travers les hautes herbes. Un pas typique de cette danse consiste à avoir un pied solidement planté sur le sol tandis que le reste des corps se déplace autour de lui. Ceci évoque le cas d'un guerrier combattant tandis que l'une de ses jambes est fixée au sol par un pieu.

Danses des esprits

 

La danse des esprits est un type de danse apparu aux États-Unis en 1890, qui avait pour but d’entrainer plusieurs peuples autochtones contre leur oppresseur.
 
Elle a peu à peu touché le Canada et le Québec.
 
Elle était pratiquée lors d’attroupements principalement dans les plaines et les vallées. Cette pratique rassemblait plusieurs peuples. Elle pouvait durer plusieurs jours. Les individus tombaient mort de fatigue puisqu’ils ne pouvaient ni boire ni manger durant cette pratique. Ils fermaient les yeux et le monde réel n'existait plus, ils se trouvaient dans un monde secondaire où les esprits vivaient et où Les chefs de guerre s'allient aux chefs religieux.
 
L'idée d'une rédemption, ou d’une réapparition par le retour des morts fait son chemin la caractérise. Dans certain cas, des prophètes surgissent çà et là et prêchent la vision. On appelait cette insurrection la Danse des Esprits qui touchait d’avantage les amérindiens des États-Unis. L’évocation du mot blanc lors de ces pratiques signifiaient maléfique, malveillant et mauvais. Ils espéraient ainsi chasser les Européens de leur terre en demandant l’aide à l’autre côté.
 
La plupart du temps, ils honoraient d’innombrables divinités et leurs dévotions tendaient bien souvent vers le fétichisme.
 
Hormis l’Être-Éternel, les autochtones partageaient en commun la crainte des Mauvais-Esprits et ne s’occupaient guère des bons génies.
 
Rangées en trois catégories, ces créatures irréelles imposaient une ligne de conduite bien précise. Rien ne pouvait émaner de mal du Grand-Esprit puisque lui seul ne se trompait pas. Le créateur atteignait la perfection et son jugement était toujours le bon. Selon leurs croyances, un dieu créateur veille sur eux et tout ce qui existe.
 
Dans toutes leurs actions, les Amérindiens tentent de conserver l'équilibre et l'harmonie entre les esprits. Pour maintenir l'équilibre et s'assurer la bienveillance des esprits, ils communiquent avec les mondes invisibles, en pratiquant certaines danses.

Danse du soleil

La cérémonie de la danse « en regardant le soleil » appelée bien souvent, à tort, la danse du soleil est un rituel religieux pratiqué par plusieurs tribus indiennes d'Amérique du Nord. C’est l'un des rites les plus importants et les plus spectaculaires chez les Indiens des plaines (à ne pas confondre avec le phénomène astronomique appelé « la danse du soleil » survenu à Fátima le 13 octobre 1917).

Elle a lieu une fois par an pendant le solstice d'été, durant la pleine lune, de fin juin ou début juillet. La célébration pouvait durer quatre à huit jours. Elle entend représenter symboliquement la continuité qui existe entre la vie et la mort et affirmer que la mort n'était pas une fin mais le début d'un nouveau cycle.

Chaque tribu pratique ses propres rituels et ses propres danses, mais ces cérémonies possèdent de nombreux traits communs, comme la danse, les chants, les prières, le tambour, les visions, le jeûne et dans certains cas, l'auto-mutilation de la poitrine ou du dos.

Danse de la pluie

La danse de la pluie est une danse de cérémonie effectuée dans le but d'appeler la pluie et d'assurer la protection des récoltes.

Des versions de la danse de la pluie existent dans beaucoup de cultures, de l'Ancienne Égypte à certaines tribus amérindiennes. On la trouve encore de nos jours dans les Balkans dans un rituel appelé paparuda ou perperuna.

Chez les Cherokee

La tribu des indiens Cherokee réalisait des danses de la pluie à la fois pour faire pleuvoir et pour purifier la terre des esprits mauvais. Dans la légende de la tribu, la pluie ainsi invoquée contient les esprits des anciens chefs, qui combattent les esprits mauvais dans un plan intermédiaire entre notre réalité et le monde des esprits.

Des plumes et des turquoises sont portées durant la cérémonie, symbolisant respectivement le vent et la pluie.

Chez les Hopis

Chez les Indiens Hopis, la danse de la pluie consiste à demander la pluie auprès des Dieux, en cas de grande sécheresse. Les chamans de la tribu recueillent des crotales, qu'ils déposent dans un récipient, puis après avoir formulé des incantations, ils effectuent une procession où ils imitent les ondulations des reptiles. Enfin ils prennent les serpents entre leurs dents, et ceux-ci ne pouvant mordre, s'agitent et participent contre leur gré à la danse. La fin de la cérémonie consiste à jeter les crotales en l'air, puis ceux-ci sont censés regagner leur terrier en indiquant aux dieux que les hommes ont besoin de la pluie.

Ce rituel, pratiqué encore à l'heure actuelle dans les réserves Hopis, offre un spectacle apprécié des touristes.