Châteaux Haut-Rhin 3

  • Isenbourg
  • Kaysersberg
  • Lacour
  • Landskron
  • Laubeck
  • Liebenstein
  • Lupfen-Schwendi
  • Meywihr
  • Morimont
  • Pflixbourg
  • Ollwiller
  • Orschwihr
  • Reichenberg
  • Reichenstein
  • Reinach
  • St Léon Pfabz

Château d'Isenbourg 68250 Rouffach

Construit sur des fondations datant des XIIème et XIVème siècles, le Château d'Isenbourg vous accueille au cœur des vignobles de la route des vins d'Alsace. Vous pourrez y admirer la vue panoramique sur le massif des Vosges, la plaine du Rhin et la Forêt-Noire. Colmar se trouve à 16 km.

Offrant une vue sur le parc, le vignoble ou la campagne, les chambres sont toutes décorées dans un style élégant et authentique.

 

L'établissement comporte 2 salles à manger différentes dans son restaurant : l'une date du XIIème siècle et dispose d'une décoration de style Louis XIII, l'autre donne sur la terrasse et offre une vue sur le vignoble du Clos d'Isenbourg.

Le spa du Château d'Isenbourg comprend une piscine intérieure et extérieure, un hammam, un sauna, des salles de soin et un bain à remous offrant également une vue sur le vignoble. Sur demande, vous pourrez bénéficier de soins de beauté et du corps, ainsi que de massages thaïlandais.

Château de Kaysersberg 68240

Le château a été bâti par le baili impérial Albin Woelflin pour l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen, vers 1220. La place fut acquise en 1227 des sires de Horbourg et de Ribeaupierre qui en étaient propriétaires. Elle avait un important rôle stratégique car elle permettait à l'Empire de verrouiller un des passages transvosgiens vers la Lorraine. Le donjon rond est la partie la plus ancienne du château et un des 1ers de ce type dans la vallée du Rhin supérieur.

 

La courtine primitive, qui était interrompue par le donjon, fut remplacée, après 1261, par une courtine enchemisant le donjon selon un plan en bec, ce qui permettait la circulation en continu sur celle-ci et renforçait, en le doublant, le système de défense du côté de l'attaque. Le flanc Est de la chemise subsiste sur toute la hauteur et l'amorce du flanc ouest. Au XIVe siècle, le château servait de résidence au prévôt ou bailli impérial. Suite à un incendie, l'enceinte fut surhaussée de quatre mètres, et du double sur la chemise.

Dans la seconde moitié du XVe siècle, la défense du château fut modernisée et adaptée à l'usage des armes àfeu, les créneaux furent fermés par des volets en bois, les merlons furent pourvus de fentes de tir et le chemin de ronde couvert en totalité. A cette époque le château n'était plus qu'un sous baillage. Pendant la guerre des Paysans il fut assiégé, restauré par Lazarre de Schwendi, en 1583, il a étét abandonné à la fin du XVIe siècle. Vendu avec les biens nationaux, il fut acquis en 1796 par François Joseph Boecklin de Boecklinsau qui y planta des vignes, ensuite il passa à la famille Bastard.


Bâtiment en moellons de granit et grauwacke assisés noyés dans du mortier de chaux, chambranles et chaînes en grès. Le château situé à 295 m d'altitude, il est de plan triangulaire, dominé par le donjon situé dans la pointe supérieure. L'entrée du château, à l'est, se fait par une porte en plein cintre avec barbacane; à gauche reste une canonnière à fente cruciforme et une bouche de tir circulaire.

L'enceinte du château est reliée à celle de la commune par des courtines à chemin de ronde dont subsistent les corbeaux. 
 
Propriété privée, visite des extérieurs uniquement.

Château Lacour à Ste Marie aux Mines 68160

 

Le château Lacour est un monument historique situé à Sainte-Marie-aux-Mines, dans le département français du Haut-Rhin.

Le bâtiment carré de style néo-baroque a été construit en 1903 au centre d'un jardin entouré de grilles en fer forgé pour Jules Lacour et sa femme Fanny Marchal. Jules et son frère Paul étant venus à Sainte-Marie-aux-Mines reprendre la manufacture familiale de tissus de laine de leur père Jean-Baptiste, mort en 1902.

La villa de Paul, construite à côté, a été démolie en 1995. L'usine Lacour, proche, en ville haute, a disparu.

Cette maison est restée propriété de la famille Lacour jusqu'en 1972 puis revendue en 1997 pour être divisée en appartements locatifs.

De la rue on peut voir sur la façade un porche à baies en plein cintre, sculptées, portant une terrasse avec un garde-corps ajouré.
A l'intérieur, on signale que le grand escalier tournant en chêne, les parquets en marqueterie, les portes et les lambris aux décors en stuc style 18e siècle des 4 pièces d'apparat du rez-de-chaussée ont été conservés.
A l'angle du jardin sur la rue, on peut voir la loge du portier.
Cette demeure a été classée en 1999.

Adresse :
237 rue Clemenceau
68160 Sainte-Marie-aux-Mines

Château du Landskron à Leymen 68220

 

Perché dans le Jura Alsacien, à deux pas du village de Leymen et de la Suisse, le château du Landskron domine toute la vallée. Il fut transformé en garnison d'après les plans de Vauban (1689), brûlé et bombardé en 1817 et enfin classé Monument historique en 1923. Donjon du XIIIe, tours, vestiges de la chapelle et du puits offrent un agréable but de promenade au vert.

 

 

Le château a été construit en 1297, à quelques mètres de la frontière avec la Suisse. Le monument avait une position stratégique, car il permettait de contrôler le Sundgau, ainsi que la ville de Bâle.

En 1462, le château a été donné aux seigneurs Reich de Reichstein. Il a été agrandi et transformé en forteresse en 1516. Dès 1665, Vauban, ingénieur et architecte militaire, a été chargé de restructurer la forteresse. Dès 1690, le monument a été utilisé en tant que prison d’Etat. En 1813, lors de la fin des guerres du Premier Empire, le château est détruit par les Autrichiens et les Bavarois, à l’exception du donjon.

Le château est classé parmi les monuments historiques depuis le 28 mai 1923.

Château du Landskron

Château de Laubeck à Soultzmatt les bains 68

 

Le château de LAUBECK se situe sur la commune de PFAFFENHEIM à 737 mètres d’altitude, sur un mamelon opposé a celui qui porte les châteaux de SCHRANKENFELS, de BURGTHALSCHLOSS et HANECK.

 

 

 

 HISTOIRE
 
La date d'édification de ce château est inconnue mais il existe en 1183. Il est tenu par la famille noble de LAUBGASSEN, vassale du l’évêque de STRASBOURG. Ces seigneurs asministrent la région de ROUFFACH pour le compte du prélat. Au cours des années, la famille va se sinder en sept branches différentes qui vont entrer en conflit pour la possession du château. Il va s'en suivre une guerre fratricide et la forteresse va connaître plusieurs sièges menés par diverses branches prétendantes à la jouissance du lieu. En 1315, les LAUBGASSEN sont déclarés félons et l'année suivante l'évêque Jean de DIRPHEIM ordonne la destruction du LAUBECK qui ne sera jamais reconstruit.
 
Le château étale ses vestiges sur plusieurs rochers tous entourés de fossés. Les vestiges du donjon sont visibles sur le rocher principal. Des bases de murs subsistent dans la basse-cour et le plus important vestige, un mur du logis borde un autre rocher dont l'accès n'est pas conseillé.
 
Situé à 737 mètres d'altitude, le Laubeck fut édifié au cours du XIIIe siècle par les nobles de Laubgassen, famille de ministériels des évêques de Strasbourg pour le Haut-Mundat (région de Rouffach). Le château sera détruit en 1316 par l'évêque Jean de Dirpheim au cours d'un différent dont on ignore les raisons. Il ne sera jamais reconstruit.
 
Les vestiges de ce château sont insignifiants et ne justifient pas une visite particulière.
 

Château Liebenstein à Liebsdorf 68480

 

Situé sur un contrefort du Jura au sud du village de Liebsdorf, la ruine du château de Liebenstein domine une ferme agricole, sans doute installée dans la basse-cour et les dépendances castrales.

Dans son ouvrage Burgen von A bis Z (Burgenlexikon der Regio) Werner Meyer suggère l'existence possible d'un château en bois qui a bien pu précéder la forteresse en pierres.

 
Pour avancer cette thèse, il se base sur la situation du château. Selon ce chercheur, la tour aurait pu voir le jour au XIe ou au XIIe siècle comme centre d'essarts aux mains d'une famille noble indépendante qui portera ultérieurement le nom du site.

Érigé sur un sommet rocheux dominant un vallon, le Liebenstein, propose encore à la vue des visiteurs un donjon cylindrique placé du côté de l'attaque et totalement intégré au rempart dans lequel il semble s'enrouler.
Il reste par ailleurs quelques pans de murailles qui démontrent que le château était de plan trapézoïdal. 
Au pied du château, un fossé naturel a vraisemblablement été élargi artificiellement.

Château de Lupfen-Schwendi à Kientzheim 68240

 

Le château de Lupfen-Schwendi est un monument historique situé à Kientzheim, dans le département français du Haut-Rhin

C’est le premier château inférieur de Kientzheim. Il est situé à l’entrée de la ville basse et a été construit par Jean I de Lupfen vers 1400. Lorsque Lazare de Schwendi devint propriétaire de la seigneurie de Hohlandsberg, il fit partiellement reconstruire et agrandir le château entre 1563 et 1583 (selon Papirer la reconstruction aurait duré deux ans).

 

Les dépendances dans la cour remontent probablement à la même époque. Il agrandit sa propriété par celle contiguë des chevaliers de Saint-Jean de Colmar et y fit prolonger le mur d’enceinte crénelé qui subsiste dans la Grand’ rue. Le château resta dans la descendance des Schwendi jusqu’en 1770.

Ce château est situé à l’entrée de la ville basse. L’aile ouest avec pignon comporte une cave enterrée à voûte concentrique en briques retombant sur une colonne centrale en grès. L’aile est, à pignon chantourné de style Renaissance comporte des fenêtres à meneau en arc segmentaire. A chaque niveau une grande salle. Après 1972 le château est devenu propriété de la Confrérie Saint Etienne qui a fait restaurer et aménager les locaux pour ses besoins. En 1980 un musée du Vin a été installé dans les dépendances.

Château de Schwendi 68240 Kientzhein

Confrérie Saint-Etienne, musée du vin installé dans les dépendances

Château de Meywihr à Ammerschwihr 68

 

Ce château est perdu dans une parcelle de vignes aux portes de l’agglomération d' AMMERSCHWIHR (68). C'est avec une chapelle le derniers vestige d'un ancien village disparu du même nom.

 
La château de MEYWIHR ou de MINNERWILLER a été construit au X° siècle.
 
 
 
C'est une possession des abbé de MURBACH. Les comtes de FERRETTE s'en empare au début du XIII° siècle ce qui provoquera un siège de la place en 1279 mené par les comte de RIBEAUPIERRE, famille à laquelle de château échoit. Sans importance militaire, ce château sera abandonné au XIV° siècle.
Les ruines serviront de carrière de pierre, notamment en 1782 lors de la construction du presbytère du village d' AMMERSCHWIHR tout proche.
 
ETAT ACTUEL
 
Il ne subsiste de l'ancienne forteresse que la base d'un donjon carré dont les murs épais de deux mètres ont une d'une hauteur d'environ deux mètres également.
Ce vestige n'émerge pas des vignes qui l'entourent. J'ai dû demander de l'aide à un riverain afin de la l'atteindre. C'est une propriété privée.

ACCÈS

A la sortie sud du village d'AMMERSCHWIHR, emprunter la rue de MEIWIHR . Laisser la voiture à proximité de la chapelle de MEYWIHR. Le château est dans une parcelle de vignes située à droite de ce lieu. 

Château du Morimont Oberlag 68480

 

Le château du Morimont se trouve sur un promontoire entre les villages d’Oberlarg et de Levoncourt à 522 m d’altitude. Il a été construit avant 1183. La forteresse verrouille la haute vallée de la Largue, qui représente l’un des axes de communication entre l’Alsace et la confédération suisse.

Cette belle ruine a une caractéristique : C’est le seul château d’Alsace en calcaire.

 


Une autre caractéristique géographique a du lui enlever son rôle stratégique : Il est entouré de collines. A l’extérieur, les remparts ont une forme trapézoïdale asymétrique. Les courtines sont hautes et puissantes, des tours semi-circulaires renforcent l’impression d’invulnérabilité. Il y en a 7 de formes et tailles différentes. Presque toutes comportent des bouches à feu avec une ouverture impressionnante, certainement de la fin du 15ème siècle. Ces « bouches » sont prévues pour un tir horizontal, c’est le plus dévastateur à cette époque. L’accès à l’intérieur était très protégé.

En regardant l’ensemble avec attention, il est facile de voir 2 époques de construction

  • 1ère époque : Dans la partie Sud du château, l’époque médiévale avec un donjon (Sud-est) construit sur le rocher, puis une chapelle et le logis en prolongement vers le Sud-Ouest. Au centre une tour escalier trône fièrement devant les vestiges du logis médiéval. Elle est d’époque renaissance, mais utilise certainement une tour primitive du 14ème.
  • 2ème époque : Toute la partie Nord est du 15ème au 17ème siècle. De puissantes tours, des dépendances très grandes et lumineuses. Et une tour centrale avec un puits dont la littérature m’informe d’une profondeur de 115 mètres….

Le château est détruit une première fois en 1228 par les troupes de l’évêque de Strasbourg opposées au comte de Ferrette. Reconstruit, il est acquis en 1271 par l’évêque de Bâle. En 1324 meurt le dernier comte de Ferrette, son héritage passe aux comtes de Habsbourg dont les Morimont deviennent les vassaux.

Le château fut détruit par le tremblement de terre du 8 octobre 1356.

Après les raids des confédérés en 1445 et 1468, l’édifice est transformé en une enceinte trapézoïdale garnie de sept tours rondes, et adaptée à l’usage des armes par Pierre de Morimont.

En 1582 les Morimont vendent le château aux comtes Ortemberg-Salamanca, originaires d’Espagne qui le gardent jusqu’à la guerre de Trente Ans (1618-1648). Le château est occupé par les troupes suédoises à partir de 1632, puis détruit par les Français en juillet 1637. Le château qui comptait parmi les meilleures forteresses d’Alsace, n’est pas reconstruit. Réduit à servir de carrière, il est doublé d’un manoir auberge en 1755, par les nobles de Vignacourt, seigneurs de Morimont depuis 1641.

En juillet 1826, le château de Morimont entre dans l’histoire du Jura suisse. Xavier Stockmar, Louis Quiquerez et Olivier Seuret s’y retrouvèrent et ils firent le serment de « délivrer le Jura de l’oligarchie bernoise ». Cet acte fut le point de départ de la lutte qui mena en 1979 à la création de la République et Canton du Jura, 23e canton suisse.

Par décret du 2 février 1792, les ruines du château, sont déclarées bien national, et vendues à Joseph Bruat, juge au tribunal civil d’Altkirch. Ses héritiers le revendent en juillet 1808 à un nommé Aaron Meyer, natif de Durmenach et installé à Genève. Ses descendants le revendent en 1870 à la famille Viellard de Morvillars. D’importants travaux de restauration sont entrepris dès 1865 par A. Quiquerez.
Depuis le 1er octobre 1841, la ruine est classée monument historique.

La ruine de l’ancien château est surtout connue pour son grand souterrain voûté unique en Alsace (57 m sur 10 de large et 5 de haut) situé sous le bâtiment seigneurial. Cette cave a servi de décor au « Serment du Morimont » en 1828.

Château du Morimont Oberlag

Château du Pflixbourg à Wintzenheim 68

 

Le château de PFLIXBOURG s’élève à 454 mètres d'altitude sur un mamelon dominant le hameau de SAINT-GILLES, commune de WINTZENHEIM. 

 

 

 

Le château de PFLIXBOURG apparaît sous le nom de BLICKSBERG en 1220. C'est une possession impériale gérée par le bailli de HAGUENAU (67) qui demeurera principalement une caserne. Le premier châtelain nommé est Frédéric SCHOVINBURC, seigneur de BLICKSBERG. Durant toute l’existence de la forteresse, elle sera tenue par les baillis ayant le fonction de landvogt. 
Conrad Werner de HATTSTATT y tiendra ses quartiers de 1276 à 1297. En 1298, Adolphe de NASSAU engage le château à la famille d'USENBOURG. Il passera ensuite à Otton d'OCHSENSTEIN et en 1330 au roi Jean de Bohême.
La suite de l'histoire n'est qu'une succession de baillis : 1336 STEINUNG, 1349 Hanemann de GIRSBERG puis Hans Ulrich de HUS dont le gisant est visible au musée de COLMAR. Les HUS garderont le château jusqu'à leur extinction en 1433.  La place sera ensuite occupée par Caspar SCHLICK. Ce dernier vend la place aux comtes de RIBEAUPIERRE mais les HATTSTATT s'opposent à cette vente. Une guerre va éclater entre les deux familles, le château n'y survivra pas.

En ruines depuis le XV° siècle, Lazare de SCWENDI cherchera à  acquérir les lieux sans pouvoir y parvenir . En 1658, les français sous les ordres du marquis de MANICAMP lui donnent le coup de grâce.

A la révolution, le château est vendu comme bien de la Nation à un particulier. Aujourd'hui, les ruines sont toujours une propriété privée inscrites comme Monument Historique depuis le 17 décembre 1968.
 
Bien que récemment restaurées, les ruines du PFLIXBOURG sont envahies par une végétation luxuriante. Il en subsiste la vaste enceinte polygonale et un puissant donjon cylindrique.
 
ACCÈS
Emprunter la route dite des cinq châteaux. Le PFLIXBOURG sera soit le premier, soit le dernier château de ce circuit suivant le sens dans lequel vous l'emprunterez. Laisser le véhicule sur le parking et gagner le site après quinze minutes de marche.
 

 

Chateau du Pflixbourg 68

Château d'Ollwiller à Wuenheim 68

Le château d'OLLWILLER s’élève au pied des Vosges sur la commune de WUENHEIM (68) à environ 320 mètres d'altitude.

HISTOIRE
 
Érigé vers 1250, le château est propriété des comtes de FERRETTE qui le vendent en 1260 au chevalier Conrad WALDNER de GUEBWILER dépendant de l'évêque de STRASBOURG. Le château passa ensuite à l'abbaye de MURBACH.
 
Au XVII° siècle les WALDNER, qui auparavant étaient des mercenaires tout à tour pour l’empereur, les villes Suisses et la République de Mulhouse, passent au service du roi de France LOUIS XIV. Christian Frédéric Dagobert DE WALDNER est élevé au rang de comte français par le roi LOUIS XV. De 1751 à 1752, il détruit le château ancestral et le remplace par la construction baroque actuelle. Le roi LOUIS XV y séjournera. La famille WALDNER est expulsée durant la Révolution.
 
Jacques Gabriel GROS, industriel l'acquiert en 1825 et le transforme en ferme modèle qui deviendra une école d'agriculture en 1849. Le 21 décembre 1915 le château est anéantit lors des combats pour le VIEIL-ARMAND victime des tirs d'artillerie français. Il sera relevé en 1925 et deviendra une exploitation viticole appartenant toujours à la famille GROS. La domaine est l'un des trois seuls en Alsace a pouvoir vendre son vin sous le nom de « château ». Dans la nuit du 8 au 9 mai 2011 la partie la plus ancienne du monument est ravagée par un incendie.
 
Le château d' OLLWILLER est privé et ne se visite pas.
 

Château d'Orschwihr 68500

 

Ce château de plaine, avec un fossé rempli d'eau (Wasserburg), fut certainement édifié au cours du XIIIème siècle par les nobles d'Orschwihr qui sont mentionnés depuis 1245. Il passe en 1418 aux mains des Andlau puis des Truchsess de Rheinfelden qui y effectuent des travaux en 1580 comme l'atteste le millésime gravé sur une pierre. Le château d'Orschwihr fut ravagé par deux incendies, l'un en 1722 et l'autre en 1934 ce qui lui causa de sérieux dommages.

 

Ce château est un domaine viticole situé à Orschwihr dans le département du Haut-Rhin et la région Grand Est

Les vestiges du château actuel ont succédé à un manoir du XVe siècle. Les Andlau l'eurent en fief jusqu'en 1524, puis le cédèrent à noble Jean de Rixheim. Vingt ans plus tard cette propriété fut rétrocédée aux nobles d'Erdmannsdorf, puis parvint par mariage aux Truchsess de Rheinfelden. Ce fut au cours du XVIe siècle que le simple manoir agricole fut transformé en château.

En 1722 le château fut incendié, puis reconstruit. Après sa restauration, il passa entre les mains de Griset. Son dernier propriétaire fut François Willemann, conseiller à la Chambre des Comptes des évêques de Strasbourg, qui renonça en faveur de son seigneur à ses droits. Vendu pendant la Révolution comme bien national, le château et ses dépendances furent transformés en exploitation agricole. Victime d'un nouvel incendie en 1934, il ne subsiste plus de nos jours que l'exploitation viti-vinicole, qui ceinture les anciennes fortifications, les restes de deux tours et un pont en pierre enjambant le fossé.

Il est actuellement la propriété de Hubert Hartmann qui a trouvé ici un terroir d'élection pour le riesling. Son grand cru Pfingstberg y développe des arômes amples, généreux et capiteux teintés de notes minérales et de pointes d'agrumes. Toujours à base du même cépage, le grand cru Rangen en exprime toute l'amplitude et la richesse. C'est un vin capiteux aux arômes marqués de fruits blancs qui évoluent vers des notes fumées et de pain grillé.

Adresse :

1 rue Centre
68500 Orschwihr

Château de Reichenberg à Bergheim 68750

 

Un château est mentionné en 1236, édifié par le duc Philippe de Lorraine, donné en fief à la famille de Reichenberg. En 1264, il y a deux fiefs, un concernant le château haut, l'autre le château bas; le château haut fut inféodé aux Hattstatt en 1331, le château bas, inféodé aux Mullenheim, fut détruit en 1374.

 

 

En 1525, celui du haut fut endommagé lors de la guerre des Paysans et subsista à l'état de ruine. Il a été vendu en 1797 à Antoine Birr de Bergheim, qui l'exploita comme carrière et détruisit le mur d'enceinte. A partir de 1875, le docteur Ehret racheta des parcelles autour de la ruine et dégagea les bâtiments subsistants. Il fit restaurer le logis de plan rectangulaire haut de cinq niveaux au sud et reconstruire le donjon circulaire nord pour y installer la cuisine.

En 1918, le château a été vendu au comte François de Pange qui poursuivit les travaux de réhabilitation, surélevant le donjon d'un niveau et faisant élever un corps de logis central, pour faire du château une véritable demeure. Racheté en 1920 par Edmond Bapst, ancien ambassadeur de France, il effectua un réaménagement intérieur.

Il fit élever par les architectes Paul Riegert et Adolphe Wolff un escalier d'honneur dans une tour accolée au mur ouest du logis et un escalier de service. Abandonné durant la guerre de 1939-45, le château fut à nouveau restauré par l'actuel propriétaire. La restauration entreprise en 1875 s'inscrit dans l'intérêt pour les ruines du Moyen-Age.
Le château se compose d'un édifice principal formé de trois corps de logis accolés et de deux bâtiments d'entrée au nord, de part et d'autre de la porte donnant accès à la cour. Le bâtiment principal au nord comprend l'ancien donjon dont la base en moellons a été fortement restaurée au XIXe siècle et l'étage en pan de bois bâti au XXe siècle ; au centre un corps de logis rectangulaire en moellons entièrement reconstruit au début du XXe siècle auquel est accolé une véranda en bois vitrée ; au sud, le logis rectangulaire haut de cinq niveaux a conservé son mur ouest à bossages avec trous de pince ; il a été restauré au XIXe siècle. Contre le mur ouest, une tour carrée, aux élévations néo-médiévales, abrite un escalier tournant à retours, avec rampe en fer forgé.

Propriété privé : ne se visite pas  

 

Adresse :
4 route de Thannenkirch
68750 Bergheim - France

Château de Reichenstein 68240

 

 Le château fort des Reichenstein élevé avant 1255, date de sa 1ère mention, fut ruiné dès 1269 lors d'une expédition punitive. Elle était menée par Rodolphe de Habsbourg et les milices strasbourgeoise et colmarienne en représaille contre les brigandanges des chevaliers de Reichenstein. Le château ne fut jamais reconstruit.

 

 

Il subit d'autres dégats lors du tremblement de terre de 1356. Peu de donjons pentagonaux subsistent en Alsace, celui de Reichenstein est un témoin d'autant plus intéressant qu'il n'a jamais été remanié. Le château de Reichenstein est situé au nord-ouest de Riquewihr, à 425 m d'altitude, dominant la vallée boisée du Sembach.

Situé loin des voies de passage, il est dépourvu de toute valeur stragégique. Il ne subsiste du château que le donjon massif de plan pentagonal avec pointe vers l'attaque, haut d'environ 15 mètres, dépourvu de son couronnement. Il servait de bouclier au logis qui se situait à l'arrière. A la base du donjon se situe une pièce carrée de 2,20 m de côté, accessible par une brèche du XIXe siècle. La porte haute, à environ 10 mètres du sol, est en plein cintre, entourée de pierres à bosses. Elle communiquait avec le logis de plan rectangulaire.

propriété privée, visite des extérieurs uniquement, vestiges.

Château de Reichenstein

68 Grand-Rue

68240 Kientzheim

Chateau des Reinach à Hirtzbach 68118

Au XVe siècle se situait, pratiquement au même emplacement, un château fort de plaine entouré d'eau, fief autrichien, détenu par les Hack de Schweighouse. Le château, après plusieurs changements de propriétaires, passa au XVIe siècle, par mariage, aux Reinach. Il fut probablement remanié au XVIIe siècle et reconstruit ou transformé au XVIIIe siècle, pour François Joseph de Reinach Hirtzbach et Anne Marie de Sickingen.

Un contrat fut passé le 3 mars 1724 entre le baron de Reinach et les maîtres maçons, Jean-Baptiste Mathée et Charles Feune concernant cette campagne de travaux. Les armoiries des maîtres de l'ouvrage ont été placées plus tard dans le fronton, le deuxième étage, entre les deux ailes, fut ajouté vers 1780 pour Antoine de Reinach Hirtzbach et une tour au XIXe siècle dans l'angle de l'aile sud, détruite en 1926.

Le château fut restauré en 1804 puis entre les deux dernières guerres. Un jardin à l'anglaise fut créé au XIXe siècle avec un ruisseau et un étang. Il comporte une glacière et deux chalets, l'un construit selon le modèle d'un chalet du canton de Lucerne.

Château des Reinach

68 Hirtzbach

le parc est à la disposition de la commune depuis 1982. Dans le jardin un cadran solaire sur pied du XVIIIe siècle.

A  droite du château de Hirtzbach, Charles de Reinach avait aménagé, au 19e siècle, un jardin anglais, peuplé de hêtres, de frênes, de pins et d'autres arbres plus rares sous nos cieux dont un chêne pédonculé inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Un ruisseau et trois étangs où s'ébattent des cygnes et des canards lui donnent une agréable note de fraîcheur.

Ouvert au public, l'ensemble abrite plusieurs constructions dont, à gauche de l'entrée, la dernière glacière du Sundgau, où l'on y stockait la glace découpée dans la surface gelée des étangs.

En face de l'entrée du parc, sur l' îlot appelé Sainte-Hélène, on remarque un chalet, le bûcher, servant de réserve de bois. Au-delà de la glacière, un autre chalet, à droite de l'allée, était utilisé au séchage des planches, tandis que celui copié sur un modèle du canton de Lucerne, en bout du chemin, permettait l'engrangement du regain.

 

Château Saint Léon Pfalz Eguisheim 68420

Le château de Saint-Léon-Pfalz est un château fort dont les vestiges se dressent sur la commune d'Eguisheim dans le département du Haut-Rhin et la région Grand Est.
 

4 place du Château Saint Léon

68420 EGUISHEIM