Châteaux canton de Fribourg en Suisse

 

Le canton de Fribourg se situe à l'ouest de la Suisse, à cheval sur la frontière des langues française et alémanique. Il se trouve entre 46° et 47° de latitude nord et entre 6° et 7° de longitude est. Il a comme voisins les cantons de Berne, de Neuchâtel et de Vaud. De par sa situation, il constitue un passage obligé entre le bassin lémanique et le Mittelland.

 

Le territoire du canton couvre deux des trois principales régions naturelles de la Suisse, le Plateau et les Alpes. 88 % de la surface cantonale est dévolue à l'agriculture ou aux forêts.

Quatre rivières principales le traversent du sud au nord : la Sarine, la Glâne, la Broye et la Singine. Il abrite également le plus important lac artificiel de plaine de Suisse, le lac de la Gruyère.

Le canton est divisé administrativement en sept districts. Une loi sur les agglomérations (LAgg) est entrée en vigueur en 1997 permettant la collaboration intercommunale, notamment pour l'agglomération de Fribourg. Plus de la moitié de la population vit dans des communes urbaines et se répartit principalement dans quatre agglomérations selon les critères de l'office fédéral de la statistique : autour des villes-centre de Fribourg et Bulle ainsi que Berne et Vevey-Montreux situés hors du canton de Fribourg. Le canton de Fribourg possède trois enclaves dans le canton de Vaud comprenant en tout 22 communes du district de la Broye.

Pays de la fondue, le canton de Fribourg est aussi une région de ponts et de transition entre la partie romande et la partie alémanique de la Suisse, entre les lacs (Neuchâtel et Morat) et les montagnes des Préalpes fribourgeoises. Le point le plus haut du canton est le sommet du Vanil Noir, qui culmine à 2 389 mètres. Son point le plus bas se trouve à Estavayer-le-Lac, au bord du lac de Neuchâtel. Son altitude est de 428 mètres.

Le château d' Attalens à Fribourg en Suisse

 

Attalens, dans le district de la Veveyse ne se présente plus sous sa forme originale, car il fut démantelé pendant les guerres de Bourgogne. Reconstruit au début de l'époque fribourgeoise, il a malgré tout, même après les transformations intervenues au XIXe siècle, l'imposant aspect de son prédécesseur. De 1618 à 1798, il servit de siège à un bailliage fribourgeois de petites dimensions.

 

Après la Révolution, le château passa à la commune, qui le fit remanier avant d'y loger un orphelinat et, jusqu'en 1969, un asile de vieillards. Maintenant, il n'abrite plus que des logements privés.

 

Situé un peu plus bas que Châtel Saint-Denis, le village d'Attalens occupe le versant d'un vallon dont les eaux coulent, au nord, dans la Broye. Au sud, Attalens plonge au-dessus du lac Léman. La frontière séparant les cantons de Vaud et de Fribourg longe la ligne de partage des eaux. A l'époque romaine, l'importante artère qui, venant du Grand-Saint-Bernard, se dirigeait vers le Plateau et Avenches, capitale de l'Helvétie, parcourait la vallée. Elle conserva son importance jusqu'à l'époque du royaume de Haute-Bourgogne. Par la suite, maints domaines seigneuriaux, des sièges fortifiés et des bourgades furent fondés sur ses bords. La seigneurie d'Attalens avait au XIIIe siècle des liens avec celle des seigneurs d'Oron. Ce sont eux les promoteurs du château, qu'ils firent ériger sur une petite éminence rocheuse.

De plan rectangulaire, cet ouvrage comprenait un donjon aux murs de presque trois mètres d'épaisseur, une entrée, deux ailes d'habitation et une solide enceinte. Il semble avoir passé aux mains de la maison de Savoie peu après son achèvement. Les comtes le concédèrent en fief à la famille de La Tour, puis à celle de La Baume, qui était également établie au château d'Illens. C'est lors des luttes déclenchées par les guerres de Bourgogne qu'Attalens tomba aux mains des Savoyards. Mais bientôt, le château fut pris d'assaut par les Bernois et les Fribourgeois et occupé par le comte Jacques de Romont. La défaite que celui-ci essuya près de Grandson aux côtés de Charles le Téméraire arrêta le destin du château: il fut réduit en cendres.

Sa reconstruction ne se fit que lentement, sous plusieurs propriétaires, en dernier lieu sous les barons de Challant; fonctionnaires de Fribourg, ils résidèrent à Attalens de 1536 à 1618. Terminée en 1619, la nouvelle entrée ressemble fort à celle du château de Romont. C'est au cours de ces mêmes années que le long bâtiment d'habitation orienté vers le sud acquit sa forme marquante. L'imposant couronnement de sa partie frontale ne date toutefois que du début du XIXe siècle.

Château de Bossonnens en Suisse

 

Le château de Bossonnens est un château, aujourd'hui en ruines, situé à Bossonnens dans le canton de Fribourg en Suisse.

 

La commune de Bossonnens abrite un important site fortifié, très partiellement fouillé. Il comprend en particulier les restes d'un château avec donjon carré (XIIe siècle) incendié en 1475 et un bourg complété d'une tour circulaire de type savoyard (env. 1260).

 

Vers la fin du Xe siècle, le site de Bossonnens appartenait à l'Abbaye de Saint-Maurice. La seigneurie de Bossonnens réunit dès 1134 Attalens, Granges et Bossonnens et fut propriété des Blonay dès le XIe siècle, puis des Oron vers le milieu du XIIIe siècle.

 

 

Amédée d'Oron fonda le bourg. À sa mort en 1307, les seigneuries de Bossonnens et d'Attalens furent séparées, puis à nouveau réunies en 1374-1375. La famille de La Sarraz hérita en 1410 de la seigneurie, en décadence au XVe siècle. Le bourg fut abandonné. En 1513 l'ensemble fut vendu au duc de Savoie, qui y installa un châtelain. Lors de la conquête de Pays de Vaud par Berne et Fribourg en 1536 il fut pris par Berne, puis cédé à Fribourg. Il vit l'installation d'un bailli qui fut transféré plus tard à Attalens (1615). Ses ruines sont vendues en 1618. Le dernier élément actif du site, la chapelle St-André, isolée et d'accès difficile au milieu des ruines du château, a été démolie pour être reconstruite au cœur du village en 1716.

Le site fait l'objet de fouilles par le Service archéologique de l'État de Fribourg  entre 2004 et 2011. Ces travaux ont permis de retrouver certains éléments décrits dans l’Étude documentaire de M. Ivan Andrey publiée en 1985. Ils ont aussi mis au jour une tour carrée inconnue au nord de l'éperon rocheux.

Le château de Bourguillon à Firbourg en Suisse

 

L'actuel manoir de Diesbach appartient à la première génération de manoirs fribourgeois. En 1573, Hentzo Heymoz le vendit à Daniel Thurs qui le fit probablement restaurer en 1577, si l'on en croit 3 carreaux de terre cuite portant cette date. Il le revendit l'année suivante à son gendre Pierre Odet de Patri.

 

 

Le millésime « 1656 » figurant au linteau de la porte d'entrée correspondrait aux travaux entrepris par le chancelier Protais d'Alt, époux de la propriétaire Anne-Marie d'Odet.

On reconstruisit alors la tour d'escalier; de plan carré, la moitié nord-est du 1er étage et probablement tout le 2e étage. On régularisa les percements en modifiant ceux du rez-de-chaussée. L'intérieur fut sans doute entièrement réaménagé. Une part des menuiseries, des sols en terre cuite et du décor - plafonds peints au pochoir notamment - témoignent encore de cette rénovation du XVIIe siècle. Le manoir fut mis au goût du jour au début du siècle suivant par l'avoyer François-Joseph-Nicolas d'Alt (1689-1750) et par son fils François-Jacques d'Alt (1725-1791). Les décors couvrants à mauresques, entrelacs et rinceaux, passés de mode, furent cachés sous les lambris et doubles plafonds ou recouverts sous un nouvel enduit.

Les ouvertures de l'étage furent alors agrandies pour mieux éclairer les pièces où le blanc, plus approprié à la mise en valeur des beaux meubles, portraits et tableaux de petits maîtres avait désormais pris le pas sur le foisonnement baroque et son horror vacul. Portes élargies à double battants, parquets et lambris, tentures, armoires encastrées et buffets d'angle, cheminées à manteau de marbre et poêles de céramique alignent la demeure sur les nouveaux standards du confort. Le XIXe siècle s'est contenté de quelques papiers peints pour adapter les appartements aux modes de l'époque. En 1909, le comte Raoul de Diesbach confia la restauration de son manoir à l'architecte Ernest Devolz (1878-1945) qui, après avoir travaillé dans le bureau de Léon Hertling, venait de se mettre à son compte. Très marqué par l'architecture régionale et le courant Heimatstil, l'architecte a conservé intact le gros oeuvre et les divers aménagements, se contentant de remettre en état le manoir, d'y aménager une salle de bains et de surélever la cage d'escalier pour lui donner l'image plus traditionnelle d'une tour. Les nouvelles fonctions ont été reportées sur une nouvelle aile orientale qui a remplacé l'ancienne galerie des latrines. Contemporain des premières grandes restaurations du canton, notamment celle de l'église et du cloître d'Hauterive en 1903-1913, le chantier de 1910 est un moment essentiel dans l'histoire du patrimoine car il trouve en Raoul de Diesbach et en son architecte, deux personnalités soucieuses non seulement de remettre en valeur les qualités du passé, mais oeuvrant dans une compréhension moderne du patrimoine comme palimpseste. Avec son parc et ses deux jardins aménagés en 1911, Bourguillon, soigneusement restauré en 1994 par l'architecte Georges Rhally et Benoît de Diesbach Belleroche, nous offre un témoignage essentiel de l'art de vivre à Fribourg du XVIe au XXIe siècle.

Château baillival à Bulle en Suisse

 

Le château baillival est un château situé à Bulle, dans le canton de Fribourg en Suisse.

Proche du centre ville actuel, un puissant château attire le regard par la dimension de son donjon.
Son origine médiévale est évidente, malgré quelques modifications tardives.

 

 

Même de loin, l'architecture de ce château  est très facile à comprendre. C'est un bâtiment presque carré  (40 mètres de longueur) avec une cour intérieure.

Sur 3 angles, des échauguettes (de construction tardive il me semble) surveillent les courtines. Le puissant donjon est situé sur le 4ème angle. Ce château me semble être plus pour marquer un territoire et montrer la puissance, que pour protéger un seigneur, car il parait plus sécurisant d'installer un donjon au centre des remparts.  Et pourtant, c'est une architecture très "classique" en Savoie. Peut être était ce un aménagement au 13ème siècle, d'un Comte de Savoie.

Normalement, c'est un bâtiment administratif qui ne se visite pas. Mais il est possible d'entrer dans la cour et voir un mélange de styles amusants et harmonieux.

 

Château de Chenaux à Estavayer-le-Lac en Suisse

Le château de Chenaux se situe à Estavayer-le-Lac dans le canton de Fribourg en Suisse.

Le château fut construit à partir de 1392 par le chevalier Pierre et son frère Guillaume d'Estavayer. En 1432, le château fut acquis par Humbert, le bâtard de Savoie, qui y compléta la structure défensive. Pendant la Guerre de Bourgogne, le château fut incendié. C'est grâce aux travaux de reconstruction menée après 1476 que le château obtint son profil actuel.

Aujourd'hui, le château sert de siège à la préfecture du district de la Broye.

Le château de la Grande Riedera à Essert Suisse

La Petite-Riedera, construite à la fin du XVIe siècle pour Marti Gottrau, a été divisée. Un second manoir, devenu la Grande-Riedera, a été édifié. Il a eu comme propriétaire la branche des de Gottrau de Pensier. L’ensemble des bâtiments a été achevé en 1639. L’historien d’art Aloys Lauper écrit au sujet de l’ensemble des bâtiments : «Avec son mur d’enceinte, sa tour et sa disposition générale – chapelle, logis, écurie, grenier et four – la Grande-Riedera est sans doute l’ensemble qui répond le mieux à l’image traditionnelle du château.» Parmi les oeuvres d’art du XVIIe siècle qui enrichissent les lieux, relevons les plafonds peints, les décors qui ornent le cabinet du premier étage, le retable de la chapelle attribué à Jean-François Reyff.

 

Des travaux effectués dans les années 1890 et en 1916 n’ont pas modifié l’aspect et la distribution générale des bâtiments.

Le chantier entrepris par le nouveau propriétaire Georges Cailler, en 1937, fut moins respectueux. Une nouvelle charpente – entre autres – a modifié l’aspect du manoir. Ce fils du chocolatier Alexandre Cailler a fait de la Grande-Riedera une exploitation agricole moderne. Il est allé chercher à Bâle le premier tracteur du pays fribourgeois. (Georges Cailler fut en outre le premier aviateur de la Gruyère. En mars 1910, il parvint à faire voler son appareil à une altitude de 30 mètres, entre Broc et Gruyères. D’après un témoin, le vol aurait duré 1 minute 41 ! Georges Cailler est décédé en 1938, aux commandes de son appareil.)

En 1962, le château a été acheté par Fritz Schürch, propriétaire des Fabriques de Tabac Réunies SA à Neuchâtel. A partir de 1983, son  fils et sa belle-fille ont fait du château - à leurs frais - un haut lieu culturel, avec expositions, concerts, soirées de poésie. Les combles ont été aménagés en une salle de fête qui bénéficie d’une acoustique exceptionnelle. Un endroit idéal qui se prête à diverses manifestations.

Depuis 1989, la Grande-Riedera est la propriété de la Fondation Monique Sophie Pobé Stöcklin, qui a créé la Fondation du château de la Grande-Riedera. Le four a été entièrement reconstruit. Deux appartements modernes ont été aménagés dans l’ancienne maison paysanne. Les écuries ont été transformées en deux grandes salles, idéales pour des événements culturels. Remis à neuf, l’atelier artisanal est à nouveau utilisable. Le parc attenant au château a retrouvé son cachet.

Le musée de Monique Pobé présente une vaste collection de bronzes ainsi que des statues en porcelaine représentant toutes les races de chiens.

Château de Gruyères Suisse

 

Le château de Gruyères est un château situé dans la ville suisse de Gruyères dans le canton de Fribourg. C'est le deuxième château le plus visité de Suisse après le château de Chillon. Ouvert au public depuis 1938, il propose une animation multimédia et des expositions temporaires en plus de la visite des salles et du jardin.

 

 

Le château de Gruyères est situé à l'entrée de la vallée de l'Intyamon, sur un verrou glaciaire, d'où il domine la vallée moyenne de la Sarine des Préalpes fribourgeoises. Le château a été implanté sur une colline haute de 115 mètres par rapport à la plaine environnante, ce qui lui conférait une position stratégique importante. En effet, durant le Moyen Âge, la vallée de la Sarine offrait un accès vers le Valais par les cols des Mosses, menant au Chablais vaudois et du Sanetsch menant directement au Valais central.

Le château contrôlait l'accès à la vallée de l'Intyamon et permettait de surveiller les alentours. De la colline, le regard porte en effet jusqu'à Bulle au nord, à Charmey dans la vallée dans la Jogne à l'est et à Grandvillard au sud. Au Moyen Âge, durant la période comtale, le château pouvait communiquer visuellement avec les châteaux de la Tour-de-Trême et de Montsalvens (ce dernier est aujourd'hui en ruine)

Château de Gruyères Suisse

Château d'Illens à Gibloux en Suisse

 

Le château d’Illens est un château fort en ruines situé sur le territoire de la commune suisse de Gibloux dans le canton de Fribourg. Il fut construit au XIIe siècle puis agrandi par la famille de La Baume (XVe siècle) sur une falaise surplombant un méandre de la Sarine, une région appartenant alors au duché de Savoie. Le château faisait partie de la seigneurie d’Arconciel et gardait l'accès au gué (pont ?) sur la rive droite de la Sarine qui menait à l'ancien bourg disparu.

 

Après la guerre de Bourgogne, le jeune canton suisse de Fribourg, vers 1484, fit l’acquisition de la forteresse pour y installer le siège d’un petit bailliage. Le bâtiment d’habitation n’avait pas encore à l’époque été terminé.

Description

Le château d’Illens comporte un imposant corps de logis fortifié. Ceint d’un rempart aujourd’hui ruiné, il impressionne par la régularité de son grand appareil en molasse, ses quatre étages habitables aux fenêtres gothique tardif avec coussièges et ses grandes cheminées médiévales. Dans le dernier tiers du XVe siècle, la forme guerrière du château est quelque peu adoucie : une tour escalier dite « Renaissance » est construite menant aux différents étages et aux combles du corps de logis.

Dès le XIXe siècle le château fort commence cependant lentement à se dégrader : un incendie emporte sa toiture et détruit la poutraison des étages du corps de logis ; quant à l’escalier en colimaçon de la tour, il est démonté peu après et déposé au château de Farvagny. Après avoir été la propriété de nombreuses familles successives, le château est acheté en 1893 par Antoine Comte de Fribourg qui entreprend quelques travaux pour empêcher sa dégradation totale : Il le protège notamment par une couverture en carton bitumé, rétablit un escalier de bois dans la tourelle et construit un plancher de bois brut sur des poutres non équarries. En 1903, il vend la forteresse aux Pères trappistes Laval, chassés de France. En 1914, ces derniers, dont le retour au pays est enfin autorisé, vendent à leur tour leur bien à la commune de Rossens, administratrice de la petite commune d’Illens (15 habitants).

Dès lors, le château n’est plus entretenu faute de moyens financiers : les murs et les fenêtres se dégradent d’année en année sous l’action des intempéries et du ruissellement sans que personne ne s'en émeuve véritablement. Une restauration urgente de ce bien culturel d'importance nationale s'imposerait pourtant. En effet, les murs étant à l’heure actuelle presque au niveau originel, une couverture de la tour-escalier et du corps de logis, la recréation des cinq planchers en poutres dont les assises sont encore visibles et la pose d’un escalier en colimaçon ne devraient pas contrevenir à la Charte de Venise sur la protection des bâtiments anciens.

Le canton de Fribourg a choisi au contraire depuis 2015 d'arrêter simplement l'érosion de ce bâtiment en lui donnant une légère toiture de protection et une armature métallique autoporteuse en guise de planchers et d'escaliers. A terme, le château sera fermé au public et réservé à quelques manifestations et visites privées.

Château d'Illens à Gibloux en Suisse

Château de Morat en Suisse

 

Le château de Morat se trouve dans la ville de Morat en Suisse. On pense que l'endroit constituait déjà une place fortifiée au XIe siècle et que Ludwig der Fromme y avait établi un poste dès 614 bien que cela reste incertain.

 

 

 

La forteresse fut détruite en 1032 par les troupes de Conrad II le Salique et la ville de Morat fut construite à partir de 1180 par Bertold IV de Zähringen, probablement autour d'un nouveau château en pierre. En 1255, le château fut cédé à la maison de Savoie avec toutefois quelques incursions habsbourgeoises durant les décennies suivantes. Les Savoyards améliorèrent les défenses et les remparts du château. Celui-ci fut partiellement endommagé en 1414 par un incendie. En 1469, l'enceinte du château fut rénovée. Les guerres de Bourgogne en 1475 marquèrent la fin de la domination savoyarde dans la région.

Le 22 juin 1476, le château fut le théâtre de la bataille de Morat, un affrontement entre les Confédérés et Charles le Téméraire. Le duc de Bourgogne, malgré la supériorité de son armement, fut repoussé aux portes de la ville par la garnison suisse. Les troupes désorganisées du Téméraire furent ensuite décimées par les Suisses qui attaquèrent par surprise. Le château subit de plein fouet les dégâts : 6 tours furent gravement endommagées, les remparts avaient été détruits par les canons des Bourguignons. Il servit ensuite de résidence pour le bailli puis fut transformé en préfecture fribourgeoise en 1803.

Il fait désormais partie du paysage de Morat qui témoigne de l'architecture médiévale et des enceintes autour des villes.

Château de Romont en Suisse

Le château de Romont est un château situé sur la commune de Romont, dans le Canton de Fribourg en Suisse. Il accueille le Musée suisse du vitrail, devenu Vitromusée, et le Centre suisse de recherche et d’information sur le vitrail.

Pierre de Savoie semble être à l'origine de la construction d'un château sur la colline dont il a obtenu des droits en 1239 auprès d'Anselme (ou Nantelme) de la famille de Billens. La première mention d'un châtelain installé par ce seigneur date de l'année suivante.

 

Pierre fait construire un grand donjon qui est complété et aménagé jusqu'à probablement 1260, notamment par son ingénieur, d'origine savoyarde, Pierre Meynier « custos operum domini ».

L'édifice s'effondre en partie en 1579 puis reconstruit à la fin du siècle.

Le château est inscrit comme bien culturel suisse d'importance nationale.

Le château appartient à l'ensemble des châteaux ayant une forme régulière géométrique dit « carré savoyard ». Le château de Romont est considéré comme le premier de cette forme dans la région. Un article de l'Annuaire d'archéologie suisse nuance cependant cette acceptation : « Le château de Romont supplanterait donc celui dYverdon-les-Bains comme modèle du carré savoyard ; cependant l'état de conservation de l'édifice ne permet pas de savoir quel était précisément son plan initial, d'autant plus que la tour de l'angle nord-est n'est mentionné qu'à partir de 1434-35 ».

Château de Rue en Suisse

 

Le château de Rue est un château situé en Suisse, dans le canton de Fribourg. Il est situé sur un éperon rocheux au centre du village de Rue. C'est un château savoyard qui était destiné à Pierre II de Savoie. Rue se rendit à Fribourg lors de la conquête du Pays de Vaud en 1536 et Fribourg y installa son bailli au château. Le bailliage a duré de 1536 à 1798.

Château de Bümpliz en Suisse

Bümpliz est un quartier du Stadtteil (district) de Bümpliz-Oberbottigen, situé dans la ville de Berne, en Suisse.

Occupé depuis la préhistoire, le site de Bümpliz accueille dès le Moyen Âge une église dédiée à Saint-Maurice, ainsi qu'un château, siège d'une seigneurie homonyme dès le XIIIe siècle et jusqu'en 1742, année de la construction d'un nouveau château. Jusqu'au XVIIIe siècle, la région de Bümpliz est colonisée par les bourgeois de la ville voisine de Berne qui y font construire des résidences secondaires.

À partir de 1900, le village connut un très rapide essor avec l'arrivée de nombreux pendulaires forçant la commune à s'endetter pour s'équiper en biens publics. Au bord de la faillite, elle intégra la ville de Berne en 1919 pour en devenir un quartier résidentiel.