Canton de Soleure en Suisse

 

Le canton de Soleure (SO, en allemand Kanton Solothurn) est un canton de Suisse. Le canton de Soleure est situé dans le nord-ouest de la Suisse. Sa frontière sud et ouest est bordée par le canton de Berne et le canton du Jura et au nord par le canton de Bâle-Campagne et à l'est par celui d'Argovie. Pour des raisons historiques, deux des districts sont des enclaves situées le long de la frontière française.

 

 

Situé sur le plateau suisse et le Jura, le paysage est marqué par la plaine alluviale de l'Aar et par les montagnes de basses altitudes du Jura soleurois. Son altitude la plus élevée, 1 445 m, est au sommet de l'Hasenmatt. La superficie totale du canton est de 791 km2.

Les terres du canton sont principalement drainées par la rivière Aar et ses affluents mais aussi par le Rhin dans le nord du canton. La ligne de crête franchie par les cols routiers de Passwang et de Scheltenpass marque la limite de ces bassins versants.

Château Neu-Bechburg en Suisse

 

 

Le château est construit en 1250 par les seigneurs de Bechburg . Il compte ensuite de nombreux propriétaires parmi lesquels les Frobourg, Nidau, Thierstein , Neu-Kyburg , Buchegg ... En 1415, le château et la seigneurie sont vendus à Berne et Soleure. En 1463, il est la pleine possession de Soleure.

 

En 1635, le château est temporairement le siège de l'évêque de Bâle. En 1798, le château perd de son importance après l'invasion des Français. Il devient ensuite un hospice, des appartements privés, une auberge ou encore une carrière. En 1835, Johannes Riggenbach l'acquiert. Son fils Friedrich le restaure dès 1880.

Les héritiers de Georg Wackernagel-Riggenbach le vendent en 1975 à Walter Pfluger-Baumgartner. L'ensemble est inscrit comme bien culturel d'importance nationale

Le château se situe sur une corniche de 86 m de long et d'une hauteur de 14 m. Il est modifié au fil du temps. Seule une partie initiale demeure à l'est ainsi que le donjon de trente mètres de haut. À l'ouest de ce donjon, il y a le Rittergaden, le palais et une terrasse ouverte avec une petite tour à son extrêmité.

Château Neu-Bechburg en Suisse

Musée du château Blumenstein en Suisse

 

Entourée d'un petit parc, cette vaste demeure abrite des collections variées d'époques diverses : mobilier, tapisseries, tableaux, sculptures, instruments de musique, costumes... De beaux vitraux du 16e s. et une maquette de la ville sont exposés dans la véranda. Au 1er étage se tient une exposition sur l'histoire de la Suisse et du canton de Soleure.

"Le château de Blumenstein est une ancienne villa aristocratique construite comme résidence d’été d’une famille soleuroise. Le château abrite aujourd’hui le musée historique de la ville de Soleure. Une partie du musée donne une impression du style de vie des familles aristocratiques d’autrefois. Le premier étage est à disposition pour des expositions itinérantes qui ont souvent Soleure pour thème."

Chateau de dorneck

 

Dornach est une commune suisse du canton de Soleure.

 

Situé sur une avancée rocheuse surplombant la vallée de la Birse à l'est de Dornach, le château fort est bâti au XIe siècle et mentionné pour la première fois en 1360.

 

Probablement construit par la famille Pfeffingen, il devient propriété des comtes de Soyhières au XIIe siècle puis, vers 1200, des comtes de Thierstein. En 1306, le comte Sigmund de Thierstein-Farnsburg le cède aux Habsbourg-Autriche, qui le lui remettent en fief héréditaire. Suite aux coûts engendrés par la bataille de Sempach, les Habsbourgs donnent en gage le château à Henmann von Efringen en 1394. En 1485, la famille d'Efringen le vend à Soleure qui en acquiert la pleine souveraineté en 1502 et en fait le siège d'un bailliage qui comprend, outre Dornach, Bättwil, Büren, Gempen, Hochwald, Hofstetten-Flüh, Metzerlen-Mariastein, Nuglar-Sankt Pantaleon, Rodersdorf, Seewen et Witterswil.

 

Pendant la guerre de Souabe de 1499, le château est attaqué par les troupes impériales qui menacent de le prendre d'assaut avant que les troupes confédérées ne le libèrent lors de la bataille de Dornach. Dans les années suivantes, la ville de Soleure renforce et entretient soigneusement le château, montrant ainsi son attachement à ses possessions du nord du Jura menacées par les volontés bâloises.

 

Le château est encore le théâtre d'affrontements lors de la guerre des Paysans de 1525 et lors de la guerre de Trente Ans avant d'être pratiquement détruit par les troupes françaises lors de l'invasion de 1798. Déclaré bien national, il devient propriété de la commune de Dornach qui tente (sans succès) de le vendre aux enchères et le laisse à l'abandon. En 1902, les citoyens de la commune en font don au canton de Soleure qui y fait exécuter des travaux de dégagement et de restauration entre 1903 et 1906, le classe comme monument historique en 1935 après une seconde série de travaux. Faute d'argent, la reconstruction prévue n'a pu reprendre que dans les années 1970.

 

 

Châteaux de Bellinzone en Suisse

 

Les châteaux de Bellinzone sont situés à Bellinzone, chef-lieu du Tessin, en Suisse.

Avec la muraille qui ceinture la ville, ils sont inscrits depuis 2000 au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO.

Les trois châteaux sont Castelgrande, le château de Montebello et le château de Sasso Corbaro.

 

L'ensemble, constitué entre les XIIIe et XVe siècles, témoigne de l'importance de l'architecture militaire au Moyen Âge. Il est également un exemple unique en Europe de l'évolution d'un site, en constante adaptation aux besoins de l'homme selon les époques.

Bellinzone est situé au sud des Alpes au début d'une vallée profonde. À cet endroit de la Riviera s'ouvre la plaine de Magadino, une plaine marécageuse qui débouche sur le lac Majeur, proche. C'est un point de convergence d'une multitudes de routes et à ce titre, est très convoité.

Par le nord, la Léventine mène aux cols du Saint-Gothard et du Nufenen, la vallée de Blenio mène au col du Lukmanier alors que le Val Mesolcina conduit au San Bernardino. De l'autre côté, au sud, les routes pour l'Italie longent le lac Majeur ou passent par le Monte Ceneri. Le sentier « est-ouest » qu'est la route « Domodossola-Centovalli-San Jorio-Valteline » passe par Bellinzone, qui est également le point de départ du sentier de la Greina.

Le site se prête naturellement à la fonction de point de contrôle car la présence d'arêtes rocheuses au milieu de la vallée forme des goulets facilement contrôlables. Ces rochers sont le résultat de l'érosion des glaciers et de la rivière.

Déjà à l'époque romaine, vers le milieu du IVe siècle, un fort avait été bâti sur l'arête rocheuse de Castelgrande. Il a été considéré très longtemps comme imprenable. Mais l'aspect des fortifications de Bellinzone telles qu'on peut les voir aujourd'hui est, pour l'essentiel, l'œuvre des Lombards.

Castelgrande a été renforcé une première fois aux Xe et XIe siècles. À celui-ci s'ajoute le château de Montebello qui a été érigé au XIIIe siècle, sur l'éperon rocheux situé à l'est de la cité puis relié aux fortifications de la ville. Une nouvelle tour fut élevée peu après 1400 sur une hauteur. Elle allait devenir le noyau du futur château de Sasso Corbaro et ainsi terminait la muraille qui fermait la vallée de part en part et marquait au sud des Alpes la « frontière » des plaines de l'Italie.

Les Lombards, maîtres des lieux dès 1340, ont complété les fortifications de cet ensemble dans le but d'empêcher les Confédérés (notamment Uri, Schwytz et Unterwald) de s'étendre au sud des Alpes. Ceux-ci ont dû attendre le déclin du duché de Milan vers 1499, provoqué par l'invasion de la région par Louis XII, roi de France, et l'appel des habitants de Bellinzone qui, ayant chassés les Français, demandèrent la protection des Confédérés. Ceci mit fin à une longue période de troubles.

Château de Castelgrande en Suisse

 

Castelgrande est un château situé à Bellinzone en Suisse.

Il est également connu sous les noms de Château Saint-Michel ou Château d'Uri.

 

 

Il fait partie, avec le château de Montebello, le Château de Sasso Corbaro et la muraille qui ceinture la ville d'un ensemble inscrit depuis 2000 au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO.

Les imposantes dimensions du Castelgrande (plus de deux cents mètres en diagonale) ont eu pour conséquence que la plupart des installations de défense furent construites à la périphérie du château. Les parties les plus anciennes de l'enceinte actuelle datent des Xe et XIe siècles.

Le château est construit sur un promontoire rocheux situé au milieu d'une vallée profonde, reliant le nord au sud de l'Europe. Cette situation stratégique au cœur de l'Europe, sur la route du massif du Saint-Gothard, a depuis toujours incité à construire, transformer et améliorer l'endroit, l'érigeant au cours des siècles en véritable forteresse défensive, allant jusqu'à barrer la vallée de part en part du Tessin par une muraille.

Les premières installations humaines datent du néolithique.

La dernière restauration en date est celle de l'architecte Aurelio Galfetti.

Château de Castelgrande en Suisse

Château de Montebello en Suisse

Montebello est un château situé à Bellinzone en Suisse.

Il est également connu sous les noms de Château Saint Martin ou Castello Piccolo (petit château) ou Château de Schwytz.

 

Avec le Castelgrande, le Château de Sasso Corbaro et la muraille qui ceinture la ville, Il fait partie d'un ensemble inscrit depuis 2000 au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO.

Il se trouve sur une arête rocheuse qui surplombe la ville.

C'est le deuxième château de la ville qui a été construit, après Castelgrande. Il a été érigé par les Rusca à la fin du XIIIe siècle. Ceux-ci ont dû se retirer à Montebello, chassées de Bellinzone par les Milanais.

Montebello a été agrandi et renforcé par les Milanais au XVe siècle. C'est le mur d'enceinte actuel.

La chapelle Saint-Martin date du XVIIe siècle.

Aujourd'hui, c'est le Musée Civique : sections d'archéologie et d'histoire retraçant les origines de la ville.

Château de Sasso Corbaro en Suisse

 

Le château de Sasso Corbaro est un château situé à Bellinzona en Suisse.

Il est également connu sous les noms de Château Sainte Barbara ou Cima ou Château d'Unterwald.

Il fait partie, avec le Castelgrande, le château de Montebello et la muraille qui ceinture la ville d'un ensemble inscrit depuis 2000 au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO.

 

Situé au-dessus du château de Montebello, sur un rocher isolé, il a été construit dans le but d'empêcher le contournement par la montagne du "barrage" que constituait les 2 châteaux existants et la muraille qui fermait la vallée.

Une tour d'habitation et de défense existait là depuis 1400 mais le château date de 1478. Il s'est constitué par agrandissement de cette tour.

Les travaux sont confiés par les milanais à l'architecte ducal Ferini de Florence, qui meurt de la peste. Il fut alors remplacé par l'architecte Ghiringhelli de Bellinzone. Le château est achevé rapidement, en six mois, pour prévenir les attaques des confédérés.

En face de l'entrée se dresse le donjon avec 14 mètres de hauteur.

Une habitation s'ouvre sur la cour intérieure, typiques du style d'habitat de la région au XVe siècle avec des fenêtres en ogive et des cheminées saillantes.

Le château abrite également une chapelle dédiée à Sainte Barbe.

Aujourd'hui se trouve le Musée des arts et des traditions populaires tessinoises.

Château de Sasso Corbaro en Suisse

Château de Chironico en suisse

 

 

Une tour d'habitation moyenâgeuse élancée et fort bien conservée se dresse à la limite du noyau primitif du village de Chironico. Avec ses six étages, elle dépasse de plusieurs mètres les constructions plus récentes qui l'environnent. L'appareil de ses murs consiste en pierres de taille irrégulièrement équarries, mais l'assemblage angulaire, avec ses moellons en bossage fort bien taillés, est d'une exécution très soignée. Sous l'actuel crépi lissé de date moderne, l'appareil cyclopéen moyenâgeux, marqué par des lignes de jointure typiques, s'est bien conservé. L'entrée haute primitive, percée dans le front nord, peut de nos jours être atteinte par une annexe moderne; au Moyen Age, il fallait, pour y accéder, emprunter un escalier extérieur assez raide.

 

 

Dans la façade sud, une porte s'ouvre à la hauteur du quatrième étage; elle menait à un hourd aujourd'hui disparu, mais encore reconnaissable à ses consoles. Les fenêtres carrées des parties supérieures de la tour ont probablement été élargies ultérieurement; à l'origine, l'intérieur de la tour ne devait être éclairé que par d'étroites meurtrières, semblables à celles des étages inférieurs. Deux de ces meurtrières ont été transformées vers la fin du Moyen Age en embrasures en forme de croix.

La torre dei Pedrini est l'exemple typique des châteaux-tours fréquents au Moyen Age dans les villages tessinois . Nombre de ces tours ont toutefois disparu, de sorte que même leur emplacement exact ne peut plus être déterminé . D'autre part, les avis divergent souvent quant à l'époque à laquelle elles ont vu le jour. D'après certaines caractéristiques de construction - moellons en bossage de l'assemblage angulaire, construction d'une entrée haute - elles pourraient dater de la première moitié du XIIIe siècle. Si nous ne possédons pour ainsi dire aucune mention écrite relative à d'autres châteaux-tours, nous pouvons attribuer celui de Chironico à une famille citée dans des documents du XIIIe siècle déjà. Il s'agit des seigneurs della Torre de Cironico, dont un certain Giovanni apparaît pour la première fois dans un acte de 1268. II est probable que cette famille tienne son nom de la tour en question. Après 1268, plusieurs textes font mention des seigneurs della Torre, dont il est dit qu'ils détenaient des fonctions seigneuriales et occupaient une position sociale élevée. La famille semble s'être éteinte ou avoir quitté Chironico vers la fin du XIVe siècle ou au début du XVe. On ne peut dire avec certitude si les seigneurs della Tone ont fait eux-mêmes ériger la tour de Chironico. Car outre les Capitanei de Locarno, d'autres seigneurs possédaient des terres à Chironico, en particulier ceux de Giornico qui, aux XIIe et XIIIe siècles, comptèrent parmi les seigneurs fonciers les plus influents de la Léventine. Il est donc possible que la tour de Giornico ait été construite sur leur ordre. Des documents du XIVe siècle parlent d'autre part de liens de parenté entre les seigneurs de Giornico et la famille della Torre. Peut-être celle-ci était-elle une branche collatérale, établie à Chironico, de la puissante lignée des Giornico. II n'est toutefois pas possible de fournir des preuves quant à cette hypothèse. Déjà avant la disparition des sires della Torre de Chironico, vers 1400, les Visconti de Milan s'étaient emparés des droits seigneuriaux dans la Léventine (vers 1350). La tour de Chironico était donc elle aussi en leur possession. Et même si elle ne représentait pas un ouvrage militaire d'importance, elle pouvait être considérée comme un emblème de la souveraineté milanaise et accueillir en temps de guerre une petite garnison. C'est probablement à cette époque que les meurtrières primitives furent transformées en embrasures. La tour ne semble toutefois pas avoir joué un rôle important au cours des luttes qui au XVe siècle opposèrent les Uranais et le duché de Milan à propos de la Léventine. Lorsque, en 1441, la partie inférieure de la vallée tomba aux mains des Uranais, plus aucun droit seigneurial n'était lié à la tour de Chironico, de sorte qu'elle fut dès lors considérée comme bâtiment privé et, en tant que simple habitation, ne fut victime ni d'attaques militaires, ni de troubles politiques. Le nom aujourd'hui usuel de torre dei Pedrini est d'origine postmoyenâgeuse et dû à une famille patricienne de la Léventine qui fut un certain temps en possession de la tour. Avec l'église romane et les anciennes maisons de bois qui l'environnent, l'imposante torre dei Pedrini, demeurée propriété privée, forme un remarquable ensemble architectural, un ensemble qu'ont marqué de leur empreinte aussi bien le Moyen Age que les débuts de l'époque moderne.

Le château de Claro en Suisse

 

 

Le village de Claro, qui s'étend au-dessus d'un cône de déjection peu escarpé, recèle dans sa fraction de Duno les ruines d'une construction défensive moyenâgeuse. De plan rectangulaire, cet ensemble comprend un corps de logis, un mur d'enceinte et des communs. Même si on ne voit maintenant plus aucune trace d'obstacles d'approche extérieurs, il est permis de supposer qu'un fossé entourait jadis toute la forteresse.

Le corps de logis rectangulaire qui occupe le côté étroit nord de la cour a vraisemblablement été construit en deux étapes. Sa partie la plus ancienne consistait à l'origine en une tour d'habitation isolée.

Plus tard, des bâtiments furent greffés sur son côté étroit et en même temps, on érigea un mur d'enceinte tout autour de la cour.

 

 

Bien que cet ensemble soit en majeure partie en ruine - seules sont encore sous toit les annexes post-moyenâgeuses et la plus ancienne partie du bâtiment d'habitation - on peut en le voyant se faire une idée satisfaisante de ce qu'était une demeure seigneuriale à caractère aussi bien défensif que représentatif. Une large porte en plein ceintre, au piédroit exécuté en moellons soigneusement équarris, donne accès à la cour. Le corps de logis comprend quelques meurtrières étroites et une sortie donnant sur des latrines en encorbellement, de même que des cheminées et des ouvertures d'évier, témoins de son habitabilité d'autrefois. La partie nord de l'aile possède de plus une fenêtre en plein cintre particulièrement belle.

Le toit en bâtière qui jadis coiffait tout le corps de logis était entouré de créneaux bifides très décoratifs; quelques-uns nous sont restés. Faute de fouilles archéologiques, il n'est pas possible de se faire une idée de la genèse de cet intéressant ouvrage. II se peut que ses plus vieux éléments remontent à 1200 environ, ses constructions d'agrandissement à 1300. On suppose toutefois que cet ensemble s'élève sur l'emplacement d'un ouvrage beaucoup plus vieux, datant éventuellement du début du Moyen Age. La construction actuelle représente une cour seigneuriale défensive ayant servi vers 1250 de castalderia, c'est-à-dire de centre administratif d'un district fiscal; comprenant les villages de la Riviera de Castione à Osogna, ce territoire appartenait au chapitre de Milan. La castalderia semble avoir remplacé une cour seigneuriale plus vieille, citée en 1120 déjà dans un document et figurant à l'origine parmi les biens royaux lombards. Nous ne savons toutefois pas dans quelles circonstances cette ancienne cour a passé aux mains du chapitre de Milan.
Au XIVe siècle, la castalderia, et avec elle les droits fiscaux en découlant, fut cédée à des particuliers. Elle appartint un certain temps aux Orelli de Locarno. Un texte fait mention d'un certain Bonifazio d'Orello di Locarno domicilié à Claro. On ignore toutefois si cet homme habitait la castalderia, car à part celle-ci et le Castello dei Magoria, on trouvait encore dans la région de Claro un troisième château fort, érigé sur une saillie rocheuse dominant le village. On ne possède aucun renseignement sur la date de sa construction, ni sur ses habitants. Pour tirer quelques indications des maigres traces qui en restent, il faudrait procéder à des fouilles.

Le château de Dongio en Suisse

 

Depuis peu de temps, on a cependant la preuve, grâce à de sérieuses recherches, que les case dei pagani du val Blenio étaient de petites maisons fortes et qu'elles avaient été construites et habitées au haut Moyen Age par des familles de la noblesse locale. En cas de danger accru de guerre, elles servaient de plus de refuge à une partie des paysans de la vallée et à leurs biens. Il faut donc considérer l'ouvrage de Dongio comme un petit château nobiliaire et de repli. Ses remarquables vestiges sont blottis dans une grotte naturelle, à laquelle on accède par un sentier à pic aménagé dans une étroite vire. A l'est, une traverse barrait l'accès et protégeait le bâtiment d'habitation contre le feu de l'ennemi. L'aile habitable, une construction allongée divisée en deux parties, atteint encore la hauteur du troisième étage. Des baies de fenêtres de formes diverses et des latrines rappellent l'habitabilité d'antan. On pénètre à l'intérieur du bâtiment par une porte haute, à laquelle on accède par un escalier formé de dalles en saillie.

 

La construction actuelle semble avoir été érigée en plusieurs phases. L'étage supérieur, construit aujourd'hui en pierre sèche, était autrefois fait de bois. De maigres restes d'autres constructions, dont on ignore les fonctions, sont encore reconnaissables au pied de la corniche rocheuse occupée par l'aile d'habitation.

Nous manquons de données historiques relatives à la casa dei pagani de Dongio, l'ouvrage de son genre le mieux conservé. Des comparaisons, notamment avec les ruines de Malvaglia qui, elles, ont fait l'objet de recherches archéologiques, laissent à penser que ce châtelet a été érigé entre le XIe et le XIIIe siècle. Il a dû être abandonné au cours du XIVe siècle, au plus tard au XVe siècle. Nous ne possédons pas non plus de renseignements quant à une famille de la noblesse locale pouvant être mise en rapport avec le château.

Le château de Giornico en Suisse

 

 

A l'ouest de Giornico, on voit se dresser dans le fond de la vallée une colline rocheuse marquante; son sommet arrondi est couronné par l'église Santa Maria del Castello, sanctuaire qu'entourent les vestiges d'un ouvrage défensif médiéval. De vastes travaux de dégagement et de restauration ont été entrepris ici en 1954/55, travaux qui ont mené à la découverte de nombreux pans de murailles. Mais comme ils n'étaient pas placés sous la direction de gens experts en la matière, ils n'ont fourni aucun résultat utilisable quant à l'histoire de la construction du château de Giornico. Les vestiges mis au jour, dont quelques-uns ont malheureusement été restaurés de façon plus ou moins fantaisiste, ont révélé un plan compliqué, dans lequel se dessinent plusieurs phases de construction.

 

 

L'église Santa Maria, érigée en deux étapes, se dresse en partie sur les ruines d'anciens murs du château, ce qui ne contribue guère à une meilleure compréhension de l'ensemble de l'ouvrage. Aujourd'hui, la colline de Giornico est accessible du côté nord-ouest et un sentier bien aménagé mène à l'église.

L'ancien accès se trouvait probablement à l'est, où avait été installé un système difficilement attaquable de lices et de portes. Le rocher qu'occupait le château est entouré de gradins en terrasse sur lesquels se dressent les vestiges de murs d'enceinte et d'obstacles d'approche. Le noyau du château était situé sur un plateau allongé, au sommet de la colline. Dans le secteur nord, on reconnaît les fondements d'une imposante tour carrée, tandis que la partie sud est jonchée des restes d'un ensemble de bâtiments. On distingue ici plusieurs corps; ils devaient être groupés autour d'une étroite cour intérieure. Une grosse tour pourvue d'une galerie portée par des piliers de pierre avait été érigée à l'angle sud-ouest. A l'est, on rencontre les vestiges d'un grand corps de logis, probablement d'un palazzo de style italien. C'est sur ces ruines que s'élève le campanile roman de l'église Santa Maria. II n'a pas été possible jusqu'à aujourd'hui de découvrir un éventuel rapport architectural entre ce sanctuaire, construit en deux phases dans le secteur central du terrain du château, et l'ensemble de l'ouvrage. Les fondements d'un bâtiment de plan carré irrégulier se prolongent à l'intérieur de l'église. Ce sont probablement ceux d'une des premières habitations de l'ouvrage. L'église la plus ancienne, une construction de deux étages comprenant une seule nef et une abside semi-circulaire, doit avoir servi de chapelle privée aux seigneurs du château. Les travaux d'agrandissement de l'église, ceux qui lui ont donné ses dimensions actuelles, ont sans doute encore été exécutés au XIIIe siècle.

On n'est pas au clair quant aux origines du château. II se peut que le premier ouvrage, donc l'ancienne aile d'habitation du secteur central, la chapelle primitive et une modeste enceinte, aient été construits au XIe siècle déjà. D'importants agrandissements ont dû être entrepris aux XIIe et XIIIe siècles. Quant aux murs d'enceinte extérieurs, se prolongeant jusqu'aux versants de la colline, et aux obstacles d'approche, ils ne datent peut-être que du XIVe siècle.
L'histoire du château fort elle non plus n'est pas connue. Il est probable que cet ouvrage ait servi de siège aux seigneurs de Giornico, une famille noble d'origine vraisemblablement lombarde. D'incessantes tensions et luttes mirent aux prises pendant longtemps les seigneurs de Giornico et le chapitre de Milan, détenteur des droits seigneuriaux dans la Léventine, car un parti comme l'autre n'avait qu'un seul but: consolider et élargir ses biens et son pouvoir dans la vallée. Au XIIe siècle, ce conflit local aboutit à la querelle qui opposa l'empire des Staufen à son adversaire italien. Bernard de Giornico, le plus illustre représentant de sa lignée, se rangea vers 1160 aux côtés de Frédéric Barberousse et devint le chef du parti impérial dans la Léventine. Le chapitre, lui, s'était rallié au parti milanais et papal. Vers 1160, Bernard se vit confier les fonctions de bailli impérial. II parvint à conserver cette charge malgré les attaques de ses adversaires et en 1170, la Léventine lui fut cédée à titre de fief impérial. Soutenus par Barberousse, les seigneurs de Giornico cherchèrent, vers 1175, à fonder dans la Léventine une seigneurie en propre, semblable, à celle des Sax dans la Mesolcina . La défaite essuyée par Barberousse à Legnano en 1176 et de laquelle résulta l'effondrement de la puissance impériale en Lombardie fit toutefois échouer les projets de la maison de Giornico. Le revirement de la situation dans le val Blenio obligea Bernard de Giornico à se soumettre aux chanoines de Milan et à abandonner l'espoir de fonder une seigneurie autonome dans la Léventine. Le château de Giornico, qui jusqu'alors avait probablement appartenu en propre aux seigneurs de la localité, leur fut inféodé par le chapitre milanais. Certes, les membres de la famille de Giornico exercèrent encore pendant les XIIIe et XIVe siècles d'importantes fonctions dans la Léventine, notamment en qualité de notaires, de représentants de la commune et de recteurs de la Léventine; mais il en était définitivement fait de la situation indépendante de la lignée. En 1224, Albert de Giornico se présenta comme principal témoin au procès de Sacco. Selon une notice datant de 1276, il est d'autre part prouvé que le château de Giornico tomba vers 1200 sous le pouvoir de disposition de Milan. A cette époque, il était occupé par l'archevêque Otto Visconti. C'est d'ici que le prélat, soutenu par les condottieri Otto et Simon d'Orelli, institua le règne des Visconti à Milan.

Château Visconti (Locarno)

Le château Visconti, appelé en italien Castello Visconteo, est un château situé dans la ville de Locarno dans le canton du Tessin (Suisse).

En janvier 2004, l'historien italien Marino Vigano a émis l'hypothèse que le château aurait pu être dessiné par Léonard de Vinci.

Le château est classé comme bien culturel d'importance nationale. Il accueille dans ses murs le musée archéologique de la ville, également classé.

Le château de Morcote en Suisse

 

Le vignoble historique du château de Morcote est la propriété de la famille Gianini, il s’étend sur le promontoire de l’Arbostora qu’entoure le lac de Lugano. Une vaste terre en pente douce vers le lac, entourée de bois clair, de pâturages, de terrasses couvertes de vignes et d'oliviers, des fermes en pierre et un château médiéval. C’est en 1988 à l'initiative de la famille Gianini et de Claudio Tamborini que renaît ce vignoble de 8 hectares.

 

 

Au sud du village de Vico de Morcote, en position isolée et élevée, sur les pentes méridionales du Mont Arbostora.
De Vico Morcote on parcourt environ 300 m de la route carrossable jusqu'à une esplanade où une grille indique l'entrée d'une propriété privée. Par un interphone ont peut demander l'autorisation de la visiter, qui est généralement accordée. Après une légère montée de 600 m on rejoint le château, bien visible de loin.
Comme le prouvent les vestiges de murs massifs dans la partie centrale du Château, à cet endroit devait exister, à l'époque romaine, une tour de guet, probablement restée durant la période lombarde.
La transformation en forteresse remonte aux environs de 1100, à l'époque des guerres entre Milan et Come pour la domination du Sottoceneri.
Après quelques siècles d'absence de notes historiques, qui reprennent après 1400, le château de Morcote constitua un centre de résistance militaire (point d'appui) des Visconti de Milan.
Après 1416, année au cours de laquelle le comte Loterio Rusca obtint le fief du château, celui-ci subit de nombreuses vicissitudes, parmi lesquelles se distinguent les noms de plusieurs personnages historiques: Filippo Maria Visconti et son condottiere Aloisio di Sanseverino, Franchino Rusca II et Francesco Sforza.
En 1479, l'investiture passa à Roberto Sanseverino de noble famille napolitaine, qui nomma Guidone de Calabria nouveau châtelain.
En 1495, nous trouvons le châtelain Francesco Crivelli envoyé par Lodovico il Moro, avec une lettre de nomination riche de règles et d'instructions. En 1512/13 le château fut dépouillé et partiellement démantelé par les Confédérés, qui le donnèrent, en 1517, à Francesco Paleari, dit Fratino de Morcote, des héritiers duquel l'ensemble passa,en 1940, à la famille Gianini, propriétaires actuels.

Au sud du village de Vico de Morcote, en position isolée et élevée, sur les pentes méridionales du Mont Arbostora.
De Vico Morcote on parcourt environ 300 m de la route carrossable jusqu'à une esplanade où une grille indique l'entrée d'une propriété privée. Par un interphone ont peut demander l'autorisation de la visiter, qui est généralement accordée. Après une légère montée de 600 m on rejoint le château, bien visible de loin.
Comme le prouvent les vestiges de murs massifs dans la partie centrale du Château, à cet endroit devait exister, à l'époque romaine, une tour de guet, probablement restée durant la période lombarde.
La transformation en forteresse remonte aux environs de 1100, à l'époque des guerres entre Milan et Come pour la domination du Sottoceneri.
Après quelques siècles d'absence de notes historiques, qui reprennent après 1400, le château de Morcote constitua un centre de résistance militaire (point d'appui) des Visconti de Milan.
Après 1416, année au cours de laquelle le comte Loterio Rusca obtint le fief du château, celui-ci subit de nombreuses vicissitudes, parmi lesquelles se distinguent les noms de plusieurs personnages historiques: Filippo Maria Visconti et son condottiere Aloisio di Sanseverino, Franchino Rusca II et Francesco Sforza.
En 1479, l'investiture passa à Roberto Sanseverino de noble famille napolitaine, qui nomma Guidone de Calabria nouveau châtelain.
En 1495, nous trouvons le châtelain Francesco Crivelli envoyé par Lodovico il Moro, avec une lettre de nomination riche de règles et d'instructions. En 1512/13 le château fut dépouillé et partiellement démantelé par les Confédérés, qui le donnèrent, en 1517, à Francesco Paleari, dit Fratino de Morcote, des héritiers duquel l'ensemble passa,en 1940, à la famille Gianini, propriétaires actuels.