Canton de Valais en Suisse

 

Le canton du Valais (VS – en allemand Kanton Wallis) est un canton de Suisse situé au sud du pays, creusé par la vallée du Rhône.

C'est un canton souverain au sein de la Confédération suisse depuis 1815, il est de tradition catholique et a comme capitale la ville de Sion, plus grande ville du canton avec 32 797 habitants suivie par Martigny (17 837), Monthey (17 113) et Sierre (16 332).

Le canton est bilingue : le français et l'allemand sont langues officielles.

 

Le canton du Valais est situé au sud de la Suisse. Il correspond approximativement à la haute vallée du Rhône, dans les Alpes, qui s'étend du glacier du Rhône jusqu'au Léman. Le Rhône prend sa source au pied du col de la Furka (2 431 mètres), dans un affaissement en forme de fourche, entre le Blauberg et le Furkahorn, à la frontière des cantons d’Uri et du Valais. Le Rhône coule d'abord approximativement d'est en ouest jusqu'à Martigny. À ce niveau, son cours se détourne de façon brutale vers le nord en formant un coude. Il se jette dans le lac Léman après avoir passé un défilé étroit à Saint-Maurice.

Le Valais est situé à cheval entre les Alpes valaisannes, les Alpes pennines, les Alpes lépontines, les Alpes uranaises et les Alpes bernoises. Le Valais est un canton-frontière. Il est limité au nord par le lac Léman, le canton de Vaud et le canton de Berne, à l’est par les cantons d’Uri et du Tessin. Au sud, il partage ses frontières avec l’Italie (la Vallée d'Aoste et le Piémont) et à l’ouest avec la France (Haute-Savoie).

Le Château de la Bâtiaz en Suisse

 

Construit certainement sur ordre de Landrit de Mont, évêque de Sion, aux alentours du XIIIe siècle, le château de la Bâtiaz tire son nom de bastida (la forteresse) et remplaça la forteresse de la Crête établie plus loin à Martigny-Bourg. Situé à un endroit stratégique, il permettait de contrôler l'important passage du Grand-Saint-Bernard qui assurait une partie des échanges entre le nord et le sud des Alpes.

 

L'avancée du comté de Savoie en Valais obligea les seigneurs de Martigny à ériger une forteresse afin de bloquer les Savoyards au niveau du coude formé par la vallée à Martigny.

Le comte Pierre II de Savoie déclara la guerre à l'épiscopat de Martigny après le milieu du XIIIe siècle et s'appropria le château de la Bâtiaz ainsi que la forteresse de la Crête qui allait être abandonnée quelques années plus tard. Le comte fit construire entre 1260 et 1268 l'imposante tour ronde encore visible au milieu des ruines du château. Le château passa ensuite entre les mains de la principauté épiscopale de Sion qui procéda à divers travaux dans la forteresse.

Mais les nouvelles ambitions de la noblesse savoyarde au XIVe siècle changèrent la situation. La région située de Sion jusqu'en Bas-Valais devint la propriété de la Savoie alors que le Haut-Valais resta, au terme d'une alliance, un territoire des évêques de Sion. Les guerres de Bourgogne modifièrent significativement les différentes forces en présence. Les Valaisans, alliés des Confédérés, empêchèrent les renforts en provenance de Milan de se déplacer vers le nord de la Suisse. Ils repoussèrent les limites du duché de Savoie et s'emparèrent du château de la Bâtiaz qui avait été dégradé durant les combats. Par la suite, le conflit entre Georges Supersaxo et Matthieu Schiner et le climat de guerre civile aboutit à l'incendie du château en 1518, une opération menée par des hommes de Supersaxo.

Il n'a jamais été reconstruit mais ses ruines sont encore en bon état après une restauration (1980). Il peut être visité en dehors de la saison hivernale, avec notamment des démonstrations de tir par des machines de siège. On peut y voir 6 machines : un mangonneau à roues de carrier, un mangonneau, un couillard, une bricole, un trébuchet ainsi qu'une bombarde. L'accès au sommet de la tour est possible pendant la belle saison (printemps, été et début de l'automne).

Adresse: 13 rue des Moulins  1920 Martigny

Le Château de la Bâtiaz

Tour de Chalais en Suisse

 

La tour de Chalais (ruine du château Chalesi) est une tour historique sur la commune de Chalais en Suisse. L'édifice, aujourd'hui ruiné, est une des seules tours quadrangulaire du XIIIe siècle qui ait survécu intégralement jusqu'à nos jours.

La tour et le château était la propriété de la famille féodale de Chalais, relevant d'abord de l'évêque de Sion.

 

 

Elle passa ensuite aux Bluvignoud, puis à une série de familles nobles, en dernier lieu aux Chevron, avec Humbert (V) de Chevron ou de Villette devenu vidomne et sénéchal de Sion et de Sierre. L'évêque la racheta au milieu du XVIe siècle.

En 1856 on avait tenté sans succès de l'abattre pour en tirer les pierres nécessaire à la construction de la nouvelle église. Au cours des années 1930, on a taillé le monticule au pied de la tour, pour y aménager une vigne. En 1936, la moitié de la tour quasi suspendue dans le vide s'est écroulée...

Monastère de Collombey en Suisse

 

 

Par souci d'authenticité et de renouvellement spirituel, la Mère de Ballon, encouragée par St-François de Sales, fut amenée à quitter son monastère afin de tenter, avec quelques compagnes, une expérience de vie monastique plus proche de l'idéal primitif.

 

 

Ce modeste essai allait être le point de départ de la fondation de plusieurs monastères dont celui de la Roche-sur-Foron. C'est de là qu'en 1629 des Bernardines vinrent s'installer à Monthey d'abord, puis en 1647 elles trouvent enfin un lieu plus stable, à Collombey, dans les ruines du Château d'Arbignon. Ce monastère et celui de Géronde près de Sierre (fondé en 1935) ont continué la tradition bernardine jusqu'à ce jour, alors que toute trace des monastères français disparaissaient à la suite de la Révolution. Orientée vers l'expérience de Dieu, la vie des Bernardines s'exprime à travers la prière liturgique, l'oraison et le travail manuel dans le partage d'une communauté fraternelle. Cette recherche de Dieu dans un climat de silence et de solitude reste cependant ouverte à tout ce qui est humain. Par l'accueil et l'hospitalité, la communauté aime à partager la part de la contemplation et de l'amitié. Elle le fait aussi sous le signe de la réconciliation et de l'unité avec des frères séparés (prière partagée, journées de réflexion).

Le château de Colombey incendié après les batailles de 1870.

Monastère de Collombey

Chemin du Monastère 6

1868 Collombey-Muraz

Château Conthey en Suisse

Au Bourg de Conthey, armée de ceps veillant sur les vestiges du Château des Comtes de Savoie, le Domaine Château Conthey est une parcelle dominante de 6000 m2 occupant un observatoire ensoleillé qui contrôlait jadis l’entrée ouest de la ville de Sion.

Propriété de la maison depuis 1895, Charles Bonvin cultive dans cet écrin un chardonnay de haute lignée ainsi qu’un subtil Sauvignon blanc harmonieusement mariés.

 

Le château des comtes de Savoie

Il s'élevait sur le promontoire au nord-est du bourg. Il ne subsiste plus aujourd'hui qu'une partie de la tour principale et les murs d'enceinte dessinant un rectangle irrégulier. Cet ensemble très puissant ne constituait pourtant que la partie centrale du château qui occupait plusieurs terrasses successives; il comprenait le donjon de la forteresse, une cour avec puits, enfin, plus au midi, l'aula (ou maison d'habitation du châtelain), ancienne résidence du vidomne de Conthey.

La tour a été construite de 1257 à 1258 pour Pierre II de Savoie, d'après les plans établis par Pierre Meinier, maître d'oeuvre général du comte. Elle présente une particularité intéressante: au XlVe siècle, elle a été renforcée à l'intérieur par un second mur dont les archères sont curieusement raccordées avec les ouvertures des archères extérieures. Le plan de ce donjon en demi-cercle prolongeant les murs de l'enceinte avec paroi rectiligne à l'intérieur, se rencontre fréquemment dans l'architecture militaire du XIIIe siècle, mais surtout dans les châteaux des Croisés en Syrie.

Le château a été l'objet de nombreuses réparations, à la fin du XIIIe et au cours du XlVe siècle; il a été enfin pris et incendié après la bataille de la Planta par les VII Dizains en 1475. II ne s'est jamais relevé.

Le château des vidomnes de la Tour

L'ensemble des fortifications, dont les murs subsistent encore en majeure partie, occupe le promontoire à l'ouest du bourg, dessinant un rectangle irrégulier. C'est là que se dressait le château des sires de la Tour, déjà avant que ceux-ci reçoivent, au XIIIe siècle, les droits du vidomnat des sires de Conthey.

Au pied du rocher, au couchant, existe un large fossé naturel, cornpiété de main d'homme; au sud, comme au nord face à l'ancien lac, les remparts présentent une double terrasse plantée de vignes; du côté du village, entre la porte du bourg et la chapelle (alors Sainte-Pétronille, entièrement reconstruite au XVIIe siècle sous le vocable de saint Georges), venait se loger la maison du vidomne de Cervent, actuellement démolie. Cette chapelle, avec la première entrée ouvrant sur le bourg, formait une cour avec enclos, séparée du château proprement dit par une deuxième porte.

Le château était divisé en deux parties. Au centre de la partie occidentale se dressait le donjon carré, construction d'époque romane du XIIe siècle, dont on discerne encore les fondations sur trois côtés. Dans la deuxième partie devaient se trouver des logements et dépendances avec deux tours carrées aux angles.

Après sa destruction en 1375, le château est racheté par les comtes de Savoie qui ne semblent pas l'avoir relevé. Mais, quand le château comtal à l'est eut été ruiné par les Dizains en 1475, l'évêque de Sion, Josse de Silenen, fit restaurer, en 1492, une partie du château des de la Tour pour y loger le châtelain et sa cour.

 

Rue du Bourg 26, 3960 Sierre, Suisse

 

Château Mercier en Suisse

Le château Mercier, anciennement château de Pradegg du nom de la colline sur laquelle il est implanté, est un manoir construit en 1908, situé dans la commune suisse de Sierre dans le canton du Valais

Le Château Mercier est un lieu unique mêlant architecture, culture et jardins d’exception. Idéalement situé sur la colline de Pradegg dans les hauts de Sierre, le Château Mercier fut construit entre 1906 et 1908.

Un domaine magnifique, empreint d’histoire où il y règne une atmosphère particulière propice à l’éveil des sens.

Le château est disponible pour accueillir des rencontres, séminaires, réceptions et mariages. Il offre, dans un cadre magnifique à deux pas du centre ville de Sierre, des salles de travail et de rencontres pour des groupes.
Un service de restauration et d'hébergement (23 chambres douche/WC, 42 lits) et des salles de conférence dotées de toutes les commodités technique, un parking privé, devraient être à même de satisfaire vos exigences.

Château Mercier
Montée du Château 19
3960 Sierre

 

Le château de Granges en Suisse

 

 

L'origine du château principal se confond avec celle des comtes de Granges, les plus anciens comtes du Valais avec l'évêque; ils sont mentionnés dès le début du XIe siècle, avec Ulrich, oncle de l'évêque Aymon de Savoie, qui était sans doute de la famille des Rodolphiens, branche des comtes de Nyon.

 

 

On constate d'étroites relations familiales entre les sires de Granges, de Bex, d'Ayent, dont les de la Tour-Châtillon seront les héritiers. Les dynastes de Granges conservent le château jusqu'à Boson, évêque de Sion, qui en fait don en 1241 à son église, tout en réservant la possession de son fief à ses héritiers. C'est ainsi qu'en 1243, à la mort de Boson, les d'Ayent obtiennent les deux tiers de l'héritage, et les sires d'Anniviers, le dernier tiers, la mense épiscopale gardant la suzeraineté. En 1244, c'est la puissante famille de la Tour qui, par héritage, prend pied à Granges. Depuis lors, l'enchevêtrement des fiefs est très compliqué, et les collines de Granges avec leurs châteaux sont réparties entre plusieurs familles qui, à l'origine, étaient toutes héritières des comtes de Granges.

Ces châteaux ont joué un rôle surtout au XIVe siècle, dans les guerres dont nous avons déjà rappelé succinctement le cours. On ignore la date exacte de leur destruction. Il semble qu'une première vague atteignit, après 1375, les propriétés des de la Tour, puis, une seconde, vers 1417, le château épiscopal des Tavelli.

Le château principal avec sa «poype» et ses dépendances occupait la hauteur la plus élevée au sud. Propriété des d'Ayent et des d'Anniviers dès la mort de Boson, Jacques II d'Anniviers (décédé en 1344) réunit en ses mains ce fief jusqu'alors partagé. Ses deux filles épousent vers 1355/1360, l'une un Challant, et l'autre un Tavelli à qui elle apporte la seigneurie de Granges. A la suite d'un arrangement conclu entre les deux sours en 1362, Jacques Tavelli conserve Vercorin et le château de Granges, et Béatrice de Challant reçoit la Bâtie. Dès lors, le château principal restera possession des Tavelli.

Il subsiste encore des murs importants de ce château; on peut suivre les bases du donjon formant un rectangle irrégulier. Cette tour était l'ancien manoir des comtes de Granges, appelé plus tard «tour d'Anniviers». Elle était reliée à une enceinte qui suit le haut de la crête, renfermant une cour avec des dépendances. A l'angle oriental, un bastion avec une tourelle carrée se dressait au-dessus des pentes qui actuellement s'éboulent. Un mur perpendiculaire rejoignait les fortifications à la porte sud du bourg.

Pour parvenir au château, on devait traverser tout un ensemble de constructions, de logis et de dépendances, présentant la forme d'un enclos rectangulaire: c'était le «poype» (butte).

Château de Grimisuat en Suisse

 

A l'ouest du village de Grimisuat, un donjon médiéval bien conservé se dresse sur une colline fertile. Son plan décrit un imposant rectangle. On discerne sur ses murs les traces de nombreuses transformations. Ainsi, de plus grandes baies ont été percées à une époque relativement récente et le pignon à redents ne date pas non plus de la construction originale; il est issu de travaux de réfection effectués à la fin du Moyen Age.

 

L'intérieur du donjon a subi lui aussi maints remaniements, surtout après le XIVe siècle. Les boiseries du premier étage datent du XVIe siècle. Pratiquement, seuls font encore partie de la construction primitive les murs, jusqu'à la hauteur du deuxième étage. De belle facture, l'appareil angulaire en blocs non façonnés indique que la tour a dû être bâtie vers 1200.

La tour de Grimisuat appartient à un type de château largement répandu en Valais. II s'agit d'un «château-tour» consistant en principe en un seul bâtiment, de la forme d'une tour. Ces constructions modestes n'avaient généralement pas une grande valeur défensive, surtout qu'elles se trouvaient souvent à un endroit facilement accessible, proche d'un village. Construites en pierre, elles dépassaient cependant toujours les maisons de bois des villageois. Les châteaux-tours, symboles de l'état des fonctionnaires seigneuriaux et de la petite noblesse de campagne, servaient en même temps de sièges administratifs et de résidences. Après le Moyen Age, nombre d'entre eux ont été englobés dans de plus grands ensembles de bâtiments.

Grimisuat appartenait au Moyen-Age à la seigneurie d'Ayent, dont le centre était marqué par la forteresse du même nom, érigée au sud du village. La tour de Grimisuat était occupée par une famille de fonctionnaires seigneuriaux portant le nom du village et chargés par les sires d'Ayent de l'administration de leurs biens et de leurs droits. Les premières pièces justificatives faisant mention de cette famille datent du début du XIIIe. C'est en effet dans un document de 1215 qu'apparaît pour la première fois le nom de Wiliermus Grimisuat, un chevalier cité comme témoin. La tour semble avoir passé vers le milieu du XIIIe siècle aux mains des sires de Venthôme, pour une cause qu'on ignore, probablement par succession. Ils la cédèrent en 1267, lors d'une séparation de biens, au chapitre de Sion. On ne sait si celui-ci l'inféoda ou s'il la revendit, soit à l'évêque, soit aux seigneurs de la Tour qui, vers 1300, avaient pris la succession juridique de la dynastie des d'Ayent. Au cours des guerres qui au XIVe siècle mirent aux prises la Savoie, l'évêque de Sion et les sires de la Tour, la tour de Grimisuat subit vraisemblablement elle aussi de graves dommages. Vers la fin du Moyen Age, la juridiction était détenue par l'évêque, qui en confiait l'exécution à un fonctionnaire nommé major ou châtelain. A Grimisuat, celui-ci siégeait dans la tour entre-temps reconstruite. Les premiers châtelains appartinrent aux nobles de Crista, ceux qui leur succédèrent à la famille Schnyder. En 1580, la commune de Grimisuat acquit les droits judiciaires par voie d'achat, après qu'elle eut déjà, en 1502, acheté la tour à la famille Schnyder pour l'aménager en cure.

Château de Goubing Sierre en Suisse

 

Cette tour est citée en 1297; elle est alors propriété de Isabelle d'Albi, dame de la Bâtie de Granges. Des Albi, héritiers d'une partie de l'importante seigneurie de Granges, elle passa, au début du XVè siècle, par Perrette de la Bâtie à son mari, Jean de Chevron, puis aux de Platea, de Montheys, de Courten (1725-1874); elle est depuis 1929, propriété de Rham.

 

 

L'édifice se dresse sur un promontoire rocheux, au sud-ouest de Sierre. C'est un donjon à trois étages sur rez-de-chaussée, avec une tourelle carrée qui abrite l'escalier.

Les créneaux qui couronnaient autrefois l'édifice ont été transformés en baies et recouverts d'un toit. La tour abrite un grande salle avec tribune, dite salle des chevaliers.

Les Châteaux de Loèche-Ville: Le château épiscopal

 

Bischoffschloss Le château épiscopal

A l'origine, le château de Loèche était une tour romane du XIe-XIIIe siècle, avec corps de logis et mur d'enceinte. Il est cité pour la première fois comme habitation du vidomne (vice-dominus) épiscopal en 1254. L'incendié de 1415 le détruisit ainsi que la maison de commune/ville.Par la suite, il fut souvent transformé et agrandi, notamment par l'évêque Walter Supersaxo qui en fait sa résidence d'été en 1475.

 

En avril 1507, l'évêque de Sion Mathieu Schiner qui deviendra cardinal, recontra en ces lieux le comte de Savoie pour signer la paix entre le Valais et la Savoie. La Diète du Valais y siègera plus tard à maintes reprises.
Dans le château de l'évêque eut lieu, en 1627, le procès du chevalier Antoine Stockalper. Apres avoir été torturé, il fut décapité et écartelé sur la place d'exécution, devant le château.

Le château épiscopal fut également le théâtre de procès de sorcières durant le XVIIe siècle. En 1867, le curé Peter Kämpfen raconte l'exécution de la sorcière Katharina Balin, en 1678.

Malgré les nombreuses transformations, les fenêtres romanes ont été conservées ainsi que l'ouverture à colonnettes sur la façade sud. Dans la partie orientale de l'aile d'habitation s'élève une cheminée dont le conduit est lisible en façade. A l'ouest, les murs de la cour et le chemin de ronde forment un bastion qui fortifie l'entrée de la ville. Placé sous la protection des monuments historiques, le château est propriété de la commune de Loèche depuis 1934. Il abrite le musée local, où le visiteur peut admirer la reconstitution de la chambre de l'évêque.

Château de la Porte-du-Scex en Suisse

 

La Porte-du-Scex est un lieu-dit situé au nord-est du village de Vouvry dans le canton du Valais en Suisse, sur la route principale 21 St-Maurice - St-Gingolph. C'est un lieu de passage resserré entre le pied d'une crête des Préalpes et le Rhône. Le château de la Porte du Scex, qui ressemble aujourd'hui davantage à une maison forte, garde le passage.

 

Le château de la Porte-du-Scex a été construit entre 1672 et 1678. Primitivement entouré de fossés, l'on y accédait par un pont-levis, aujourd'hui disparu.

Jusqu'en 1935 un mur percé d'une porte fortifiée fermait le passage entre le château et le rocher.

Malgré les travaux entrepris dans tout le Valais, le Rhône déborde régulièrement et, en 1902, le fleuve noie la plaine. La façade nord-est du château s’écroule et le pont est ruiné. On hésite puis on répare ce qui reste du bâtiment. Quant au pont de bois, il est remplacé en 1904 par le pont de fer que nous connaissons. La Porte du Scex devient la résidence de la gendarmerie cantonale jusqu’en 1967. En 1937, le mur crénelé doit être abattu pour faciliter la circulation automobile en pleine expansion. En 1940, le château reprend du service. On construit un barrage anti-char encore visible en partie au nord du château et un fortin à l’intérieur du rocher.

En partie vide, le château se dégrade lentement durant les années d’après-guerre. Grâce à la volonté des vouvryens et de leur président Bernard Dupont, la restauration du monument est entreprise et son rôle culturel défini par une convention signée en 1976.

Aujourd'hui le château abrite le musée du Chablais.

Château Saint Maurice en Suisse

 

Bâti à partir du 16e s. sur un rocher dominant le Rhône, ce petit château à « donjon » carré et ceinture de bastions, est devenu au 19e s. partie intégrante des fortifications Dufour (du nom du général suisse). Élevées en 1831, ces fortifications visaient à défendre la Confédération, car on craignait à l'époque une guerre en Europe. Le château abrite une galerie où sont présentées des expositions temporaires sur l'histoire culturelle de la région.

 

Le château de Saint-Maurice dit le « château des gouverneurs » se trouve à l'entrée de Saint-Maurice dans le canton du Valais en Suisse. Il a été érigé sur le défilé de Saint-Maurice, à un endroit encaissé bordé d'un côté par un versant abrupt et de l'autre côté par le Rhône. Véritable verrou sur la plaine et gardant l'accès vers le Valais central ainsi que le pont médiéval du XIIe siècle menant à la rive vaudoise, il n'est distant que d'une dizaine de mètres du fleuve.

Sa construction présente des similitudes avec le château de la Porte du Scex avec une tour carrée imposante et un logis adjacent. L'édifice remonterait à la deuxième moitié du XVe siècle et la première version de la forteresse fut terminée aux alentours du début du XVIe siècle avec une défense au sud et à l'est.

Les chemins autour du château furent remaniés au début du XVIIe siècle. L'architecture de l'édifice évolua encore entre 1646 et 1651. L'incendie de la ville en 1693 l'endommagea passablement et nécessita la reconstruction complète de la tour telle qu'on peut encore la voir. À cette occasion, les divers accès à l'intérieur du château furent repensés et modifiés.

Le général Guillaume-Henri Dufour avait vu en Saint-Maurice un endroit particulièrement stratégique. Il mit en place en 1831 une série de fortifications particulièrement visibles sur la rive vaudoise en face du château ainsi que du côté valaisan. Le château servit ainsi d'appui pour une tour ronde (la « tour Dufour ») située un peu plus haut. Sur l'aile nord du château, des batteries d'artillerie furent installées en 1831 et 1853.

Le château a été restauré entre 1963 et 1974. Ses locaux ont abrité le musée militaire cantonal. Depuis 2005, il est devenu un lieu d'exposition. Mix & Remix, Samivel, Derib ou André Paul ont eu les honneurs de ses cimaises. L'exposition de 2012 est intitulée "Regards croisés Orient-Occident autour d'Éric Alibert" et présente des œuvres originales de cet artiste consacrées à la nature de Hokkaïdo et des Alpes, dans un dialogue avec des photographes, peintres, graveurs européens et asiatiques. Le château, ainsi que le musée militaire, sont classés comme biens culturels d'importance nationale.

Adresse: Château St Maurice, 30290 l'Ardoise

Château de Morestel à Grône en Suisse

 

Château féodal, construit entre 1245-1250 par Pierre III de la Tour dit "Morestel" qui prit ce nom en honneur de sa grand'mère Marguerite née de Morestel. Pierre de Morestel était feudataire du comte Aymon de Savoie et de la mense épiscopale en qualité de seigneur de Granges en 1244 et de vidomne de Grône en 1245, puis de vidomne de Bagnes en 1269.

Ses fiefs, pour ne citer que la seigneurie de Granges, s'étendent sur Lens, Chermignon, Granges, Grône, Daillet et Loye où il possède une habitation.Il réside cependant avec sa famille principalement au château de Grône.

Trois générations de seigneurs de Morestel résideront avec leurs descendants et leurs serviteurs dans ce château. Le titulaire de la troisième génération, Perrod de Morestel, décède en 1366 sans postérité. Ses biens, ainsi que le château, furent attribués par testament, à parts égales, à son épouse Anthonia de Sarro et à ses deux soeurs Alésia et Marquise. Cette dernière apporte sa part à son époux Jean de Platea d'Anchettes.
Le château de Morestel de Grône et les autres demeures seigneuriales subissent une première destruction en 1384 et une deuxième en 1417 par les troupes savoyardes commandées par Hugonin de Meyrens, administrateur du duc de Savoie Amédée VIII, troupes qui avaient aussi incendié Loye la même année.
Du château mis en ruine en 1417, silence pendant un siècle et demi. Seul repère, Pierre de Chevron, héritier des Platea s'intitule, en 1485, vidomne de Granges, de Grône et de Sierre. Le château en ruine lui aurait-il appartenu ?

En 1565, Jean Olivier, vice-châtelain de Grône, sur les ruines et l'emplacement de la maison seigneuriale, construit une maison forte, adossée d'une tour, comme témoigne les inscriptions, (toujours visibles) taillées dans une solive du premier étage de l'actuelle salle du Conseil communal et bourgeoisiale de Grône.
Le 1er mai 1586 intervient un acte d'échange entre Claude Olivier, neveu de Jean Olivier, et les procureurs de la commune, Dexpha et Tagnioz. Ces derniers remettent à Claude des terres et une demeure avec cave voûtée sise Vers l'Eglise et 110 livres mauriciennes en échange de l'édifice sur le petit mont au lieu dit Laz Cretaz avec place et jardin. Transaction faite à la chapelle de Loye, le lundi des Rogations.

Son environnement bâti le démontre amplement, le Château de Grône faisait partie des demeures relativement rares dans le Valais central du XVIe siècle, à être élevées entièrement en maçonnerie, sans partie importante en madriers. A ce titre, on peut comprendre que la communauté ait saisi la première occasion pour en faire sa maison.
Cet édifice de 1586 à 1860 est rarement cité de château dans les écrits. On le désigne le plus souvent sous le nom de Maison communale, de Tour de la commune ou de Maison forte et dès 1860, sous la plume du président et préfet Joseph Neurohr et 40 ans de sécrétariat communal, le qualifie de Manoir communal et parfois de château. Après son classement de monument historique en 1910, l'appellation antique d'origine de Château Morestel est régulièrement adoptée.

RUE DU CHÂTEAU
3979 GRÔNE

 

Château de Rarogne (Raron)

 

 

Situé au-dessous de la rampe d'accès au tunnel du Lötschberg, l'ensemble des bâtiments formant le château de Rarogne (Schloss von Raron) domine, au sud, une crête tombant à pic dans la vallée du Rhône et est protégé, au nord, par un profond fossé naturel. L'objectif initial de cet ensemble de constructions fut quelque peu effacé par la transformation, au début du XVIe siècle, d'un de ses bâtiments en une église paroissiale.

 

Ce n'est que vers la fin du XIIe siècle, lorsque fut construite une tour carrée au centre de l'enceinte, que l'ancien ouvrage fut transformé en un château habitable toute l'année. La forteresse fut agrandie au début du XIVe siècle par la construction d'un ouvrage presque carré, au sud-ouest, qui servit de siège au major épiscopal.

L'église, construite aux alentours de 1515 à l'endroit où se situait le corps de logis de la forteresse, est devenue célèbre pour abriter, dans son cimetière, la tombe du poète/écrivain autrichien Rainer Maria Rilke, qui repose au pied de son mur méridional.

Château de Saillon en Suisse

 

Le sommet de la colline qui domine le village à l'ouest, est occupé par les ruines du château de Saillon qui fut incendié en 1475. Auparavant, cette forteresse, bien placée entre les terres épiscopales de Sion et Martigny, joua un rôle important dans les luttes acharnées qui vers le milieu du XIIIe siècle mirent aux prises la Savoie et l'évêché de Sion.

 

Un système défensif complexe

Pour s'adapter au terrain, les constructeurs de l'ensemble défensif de Saillon durent faire preuve d'originalité. Le château (A) dont il ne reste que des ruines se trouve sur une étroite arrête rocheuse. Côté ouest, un mur de défense le relie au donjon (B) dit « Tour Bayart » Ce mur se prolonge encore vers l'ouest, puis, au bord d'un escarpement, vire au sud ; il forme alors une ligne de protection renforcée par trois demi-tours (C, D et E) reliée par un chemin de ronde. A l'est, un rempart qui existe encore intégralement enserre le bourg qui ne renfermait que des maisons d'habitation, les granges et les écuries se trouvant « hors les murs ».Le flanc septentrional, le plus exposés à cause de la configuration du sol, est défendu par un mur d'enceinte renforcé par cinq demi-tours (F) le long duquel on avait creusé un fossé aujourd'hui comblé et remplacé par une route. Le mur méridional (G) était dépourvu de tours et le rempart sud-est (H) abritait une poterne (K) et était renforcé par une échauguette (L). D'anciens bras du Rhône et l'ancien cours de la Salentse engendraient au pied de la colline une zonAvenue des Comtes de Savoie Saillon, Valaise marécageuse (M) qui facilitait la défense du front sud.

Avenue des Comtes de Savoie Saillon, Valais

 

Château de la Soie en Suisse

 

Le Château de la Soie doit son nom Soie ou Mont de Seon à la forme anciennement francisée du mot patois seia, en français scie. Cette étymologie s’explique par le profil en dents de scie de l'arête rocheuse modelée par les glaciers.

Situé à une altitude de 872 m, ce château médiéval fut construit en 1219 par l'évêque Landri de Mont et suscita rapidement des difficultés avec les comtes de Savoie, car il représentait un obstacle à leurs projets de domination sur la région de Sion.

Jusqu’en 1375, la Soie fut la résidence d’été préférée des évêques de Sion, car ils s’y sentaient plus libres et plus en sécurité qu'à Sion.

Ce château fut le théâtre d'une longue lutte entre l'évêque Guichard Tavelli et la famille de la Tour. Celle-ci déchaîna de graves troubles dans tout le Valais et s’acheva par la défenestration de l’évêque le 8 août 1375. Pendant les Guerres de Rarogne, en 1417, la forteresse fut pillée et brûlée. Les ruines subsistèrent encore longtemps, car les hommes de Savièse continuèrent à s'y fortifier pour s'opposer aux hommes de Conthey.

Des fouilles archéologiques ont montré la présence d’un premier hameau néolithique vers 4800 av. J.-C. : la colline de la Soie a donc 7000 ans d’histoire.

Château de Saxon en Suisse

 

Les ruines du château de Saxon, dont la tour est bien conservée, s'élèvent sur un contrefort de la montagne au sud-ouest du village (663 m d'altitude). Du côté oriental, la forteresse domine le ravin du torrent de la Vellaz; face à la montagne, elle en est séparée par un fossé naturel, qui a été recreusé de main d'homme pour parfaire la défense.

La chapelle du château occupe l'extrémité du promontoire vers l'ancienne entrée, regardant la vallée du Rhône. De tous côtés, la vue est dégagée et permet de surveiller cette partie du pays.

A l'origine, le bourg de Saxon entourait le château; plus tard seulement il s'est établi sur l'emplacement de la localité actuelle. II est devenu une forteresse sous l'administration de Pierre II de Savoie. C'était un point d'appui, en relation avec le château de Saillon, qui devait aussi garder les passages sur Bagnes. Car ce versant de la vallée dépendait autrefois de la région d'Entremont, à laquelle il était relié par les cols des Etablons, de la Pierre-à-Voir et du Lin.

 

Les premières mentions de Saxon apparaissent avec celles de son église, dépendance de l'abbaye d'Ainay, à Lyon, en 1153, mais relevant de Saint-Pierre de Clages. Puis, ce sont celles de la famille seigneuriale de Saxon, au début du XIIIe siècle. Dès le milieu de ce siècle, c'est un châtelain qui administre Sembrancher et Saxon au nom des comtes de Savoie. Ceux-ci, en effet, dès Pierre II, rachètent peu à peu les divers fiefs de Saxon.

Le château ancien est qualifié de barnum, soit tour ou maison forte en forme de tour; il est déjà occupé en 1266 par les troupes de Pierre II dans son expédition contre l'évêque de Sion. Mais le comte Philippe décide de construire une nouvelle forteresse dès 1278. II s'agit d'acquérir et de démolir quelques maisons qui recouvraient la «poype» de Saxon. L'année suivante (1279/1280), la tour au sommet de la «poype» est édifiée sous la direction des maîtres maçons Tassin et Gilet, ce dernier provenant du chantier de Saint-Georges d'Espéranche. Quant aux fortifications elles-mêmes, on y travaille encore en 1284/1285. Le château ne joue qu'un rôle secondaire dans les faits de guerre entre la Savoie et l'évêque de Sion. Il est brûlé en 1475, puis démantelé.

On ne sait rien du château primitif. La tour, construite en 1279/1280, par Tassin et Gilet, bien conservée, est très différente de celle de Saillon édifiée en 1261 par Pierre Meinier, architecte en chef du comte: ses murs présentent la même épaisseur sur toute la hauteur; il n'y a pas d'escaliers dans l'épaisseur des murs; la proportion des maçonneries est beaucoup moins forte par rapport au vide intérieur. La tour avait cinq étages séparés par des planchers. L'entrée au nord-est, à près de 10 m du sol, donne accès au deuxième étage éclairé par une seule grande archère. Le troisième, pourvu de latrines dans une tourelle en encorbellement, devait être le logement des guets; le quatrième possède une cheminée; le cinquième a disparu avec son crénelage, il devait être recouvert d'un toit conique et muni de galeries extérieures en bois (hourds). La partie inférieure, destinée à contenir les provisions et les munitions, abritait aussi sans doute une citerne. Comme celle de Saillon, cette tour a été construite au moyen de plans inclinés extérieurs; on y accédait par une échelle, ou plus probablement par un pont volant, reposant à l'opposé de la tour sur une chemise extérieure et se rabattant contre la façade.

L'ensemble du château se composait de deux parties: la supérieure, avec l'enclos entourant la tour, abritait au nord un bastion quadrangulaire couvrant l'entrée, et au sud, une grande construction, l'aula ou logement du châtelain.

La partie inférieure englobait le reste du castrum avec toute la pente au nord et la chapelle: c'est là que s'étendait le bourg acheté par les comtes de Savoie. En avant de la chapelle, du côté de la vallée, on reconnaît encore l'emplacement de la première entrée, reliée par des murs en terrasses contournant le choeur.

La chapelle, dont la restauration a été achevée en 1965, est un des édifices les plus anciens du Valais. La plus grande partie de la nef unique est romane, du XIIe siècle; quant au choeur couvert de croisées d'ogives, il a été reconstruit au début du XVIe siècle sur l'emplacement de l'abside romane retrouvée lors des fouilles.

Le Château de Villa en Suisse

 

Les premières pierres de ce très bel ensemble architectural furent posées au XVIe siècle par une famille patricienne de la contrée.

La tour octogonale de l'édifice et son aile orientale en constituent la partie la plus ancienne.

Le corps ouest du bâtiment et son magnifique portail d'entrée furent construits durant le XVIIe siècle.

Lorsque le manoir devint la résidence principale de ses propriétaires, ils embellirent au fil des générations l'aménagement intérieur de leur demeure, classée dans le patrimoine collectif sierrois dès le milieu du XXe siècle.

 

A mettre en exergue, dans la cour d'entrée du Château, une statue en bronze du sculpteur Jacques Barman - «Le cheval et la danseuse" - réalisée en 1984.

 Rue de Sainte Catherine 4 · 3960 Sierre

Château de la Majorie en Suisse

C'est en janvier 1373 que le château fut racheté par l'évêque Guichard Tavelli et il servit, dès lors, de résidence pour les Evêques de Sion, ces derniers le préférant au château de Tourbillon, plus austère et dont l'accès était plus difficile.

Un incendie détruisit le château en 1529, puis en 1788.

Il abrite, maintenant, le Musée Cantonal des Beaux-Arts.