Château de Tourbillon en Suisse

 

 

Le château de Tourbillon se trouve au sommet d'une colline à Sion dans le canton du Valais en Suisse. Il fait face à la basilique de Valère située sur la colline opposée. Le château est actuellement à l'état de ruines à la suite d'un incendie en 1788.

 

 

 

La construction remonterait à la fin du XIIIe siècle sous la direction de l'évêque Boniface de Challant. De nature défensive et perché au sommet d'une colline rocheuse et escarpée, l'ouvrage servait de résidence aux évêques de Sion. Ceux-ci préféraient toutefois le château de la Majorie situé plus bas dans la ville et à l'accès plus aisé.

Un fossé entourait le château qui était bordé par une grande enceinte et des tours pour repousser les éventuelles attaques. En aval, un mur et une tour avec des mâchicoulis (la tour du Chien) bloquait le seul passage praticable depuis la ville. Cette partie défensive est encore bien visible sur le chemin qui mène aux ruines. Une chapelle de style gothique avec des fresques encore visibles fut restaurée durant le XVe siècle mais on estime que la première chapelle date du début du XIVe siècle. Le château comportait un imposant donjon rectangulaire et une cour intérieure fortifiée. Une citerne permettait de récolter les eaux des toits.

Tourbillon fut passablement endommagé par les conflits entre les évêques et la maison de Savoie. Il fut incendié en 1417 pendant les guerres de Rarogne et fut reconstruit par l'évêque Guillaume VI de Rarogne. En 1788, il fut complètement détruit par un autre incendie. Les pierres servirent pendant un certain temps pour les constructions dans la région avant que les ruines ne soient renforcées au XIXe siècle pour en faire un monument.

Rue des Chateaux, Sion, Suisse

Château de Tourbillon en Suisse

Basilique de Valère en Suisse

 

La basilique de Valère, également appelée Château de Valère, est une église fortifiée située sur la colline homonyme de la ville de Sion, en Valais. Elle est sise à 621 m et fait face au château de Tourbillon situé sur une autre colline.

 

Cette église, Notre-Dame de Valère, bâtie aux XIIe et XIIIe siècle, était la résidence des chanoines du chapitre de la cathédrale. Ils y habitèrent jusqu'à la Révolution française.

 

Les anciennes dépendances des chanoines abritent aujourd'hui le Musée d'histoire du Valais, fondé à cet endroit en 1883 et entièrement refait depuis 2008. La basilique peut également être visitée et on peut notamment y entendre le plus vieil orgue jouable au monde (1430) lors d'un festival annuel : le Festival international de l'orgue ancien et musique ancienne.

Valère obtint le grade de basilique mineure lors de la visite du pape Jean-Paul II en 1984.

Basilique de Valère en Suisse

Château de Montorge Sion en Suisse

 

Au sommet de la crête rocheuse de Montorge, au nord-ouest de la ville, se trouvent les ruines d’un château construit vers 1230 par le comte Aymon de Savoie. Il fut pendant deux siècles un enjeu majeur des luttes incessantes entre l’évêque de Sion et le comte de Savoie. Incendié en 1417 pendant la guerre dite de Rarogne même s’il n’en subsiste depuis que des ruines, le site, par le panorama qu’il offre et le charme qui s’en dégage, vaut le déplacement.

Les ruines de ce château occupent le sommet très escarpé (792 m d'altitude) d'une crête rocheuse à 2 kilomètres à l'ouest de Sion, d'où l'on domine entièrement Tourbillon et Valère. La situation remarquable de cette éminence, isolée dans la vallée du Rhône et séparée de Savièse par le vallon de Châtre, lui permet de commander tout l'accès du Bas-Valais à Sion; elle a joué un rôle de premier plan dans les luttes entre la Savoie et l'évêque de Sion.

Ce château a été construit, au début du XIIIe siècle, par le comte de Savoie sur le territoire de l'Eglise de Sion, ce qui explique les difficultés qui ont surgi tout au long du XIIIe et du XIVe siècle. Il est complètement rénové sous l'épiscopat de Pierre d'Oron, et enfin incendié en 1417, en même temps que Tourbillon et la Soie, pendant la guerre de Rarogne. Il ne s'est jamais relevé de ses ruines.
L'ensemble des fortifications témoigne d'une parfaite utilisation des positions naturelles.
On y accède, de La Muraz, par un sentier très escarpé qui aboutit en face du château à un col gazonné. Il s'engage au nord sur une crête coupée par un fossé creusé dans le roc où se voit encore la trace d'un ouvrage avancé pour le pont-levis. De là, le sentier contourne la grande tour pour atteindre la deuxième entrée défendue également par un fossé et pénétrer ensuite par une barbacane dans la cour.
Le donjon, au point le plus exposé de la position, est une tour sur plan pentagonal irrégulier et aux murs très épais, qui couvre l'entrée; elle a été reconstruite par Pierre d'Oron, avant 1288. A partir de la tour, les courtines du château épousent la ligne sinueuse du rocher sur 60 mètres environ. A l'est, on remarque encore les substructions du logis du châtelain, qui est bordé, face à la cour, par une citerne voûtée bien conservée.


La crête du rocher, véritable arête, se poursuit au sud-est; elle est coupée 25 mètres plus loin par un fossé taillé dans le roc.

Château de Stockalper en Suisse

 

Le château de Stockalper se trouve à Brigue dans le canton du Valais en Suisse.

 

Sa construction a débuté en 1658 sous le règne de Kaspar Jodok von Stockalper et les travaux ont duré jusqu'en 1678 bien que l'ouvrage ait été en grande partie achevé en 1666. Von Stockalper, « le roi du Simplon », était un riche homme d'affaires qui avait décidé de bâtir un château pour stocker les marchandises issues de son commerce.

 

La bâtisse rectangulaire de quatre étages comporte une grande cour intérieure avec des arches inspirées de l'art italien de la Renaissance. L'ensemble est hétéroclite et mélange plusieurs styles : bâtiments gothiques, jardins rappelant les manoirs français ainsi que trois tours orientales couronnées de gros bulbes métalliques. Les tours de Stockalper sont un hommage à la légende des Rois mages. Kaspar von Stockalper a dédié la plus grande tour à Gaspard, le roi dont il portait le nom. Le nom latin du château rappelle par ailleurs les origines des tours : Domus Trium Regnum (la demeure des trois rois).

Passablement dégradé au fil des siècles, le château fut racheté en 1948 par la commune de Brigue qui y a installé ses bureaux administratifs, un musée, des archives ainsi qu'un théâtre. Il fut restauré entre 1956 et 1961.

Canton de Vaud

Le canton de Vaud (VD) est un canton de Suisse dont la capitale et plus grande ville est Lausanne. Il se situe en Suisse romande. Son point le plus élevé est le sommet des Diablerets culminant à 3 210 m ; son point le plus bas est le lac Léman à 372 m ; sa superficie est de 3 212,1 km2. Son territoire est varié : il s'étend de la chaîne de montagnes du Jura – dans le nord-ouest – aux Alpes – dans l'est –, en passant par le plateau suisse, la plus grande région du territoire. En bordant la rive nord et l'extrémité est du lac Léman, il possède la majorité du rivage lémanique.

Troisième canton le plus peuplé de Suisse et premier en Suisse romande, le canton de Vaud comptait, fin 2015, 767 497 habitants. Ses habitants se nomment les Vaudois et Vaudoises. La population du canton vit principalement dans l'agglomération Lausanne-Morges (PALM) qui compte 402 900 habitants (fin 2014), soit 52,5 % de la population totale. En outre, le canton compte quatre autres agglomérations : l'agglomération yverdonnoise (AggloY), le Grand Genève, la Riviera et le Chablais.

Château d'Aigle en Suisse

 

Au début du XIIIe siècle, deux tours fortifiées se font face au sommet de la colline de la Blonaire. Une tour appartient aux chevaliers d’Aigle et l’autre aux comtes de Savoie. Le château d’Aigle s’élèvera sur les fondations de la première alors que sur celles de la deuxième sera construite la maison de la Dîme.La République de Berne installe son gouverneur au château. Elle le transforme en développant ses fonctions défensives et résidentielles. Dans les années 1490 la tour carré est construite.

 

La période bernoise prend fin avec la révolution vaudoise de 1798. Le château d’Aigle est racheté par la commune en 1804. Pendant presque deux siècles le château d’Aigle sert à de multiples usages : tribunal, prison et logements pour les familles pauvres de la commune. Dès 1900, il est classé comme Monument historique et de nombreux projets de restauration visant à le transformer en site culturel sont élaborés. Finalement, le château abrite depuis 1975 le Musée de la vigne et du vin ainsi que quatre salles pour réceptions, banquets et séminaires.

château d'Aigle 1860 Aigle

Château d'Aigle en Suisse

Le château de Aigremont en Suisse

Vestiges de la tour circulaire, au nord-ouest du château fort.

 

Le château d'Aigremont fut construit entre 1332 et 1338 par Aymon de Pontverre qui en fit sa résidence définitive; avant la construction de ce château les Pontverre résidaient à la Chapelle (Aigle) et à St-Triphon. Les Pontverre possédaient une grande part de la seigneurie des Ormonts.


En s'installant dans son nouveau château, Aymon de Pontverre prit le premier le titre de seigneur d'Aigremont, il fut très puissant et jouit de toute la confiance du comte Amédée VI de Savoie. En 1425 Aigremont passa aux comtes de Gruyère.
Les Pontverre portaient: coupé, de gueules au lion issant d'or et d'argent, au pont de trois arches de sinople.

 

 

 

Le château s'élevait sur un éperon rocheux près du hameau des Voëttes, Ormonts- dessous, à une altitude de 1340 mètres dominant ainsi les vallées des Ormonts et de la Raverette (descendant des Mosses), ainsi que tout le ravin de la Grande Eau du Sépey à Aigle.

 

La position était admirablement choisie. A 1340 mètres d'altitude, sur son éperon élevé et d'accès difficile, il se sentait le maître du pays et le souvenir qu'il a laissé dans la tradition est celui d'un seigneur dur et sévère. Le travail fourni par la population de la contrée pour amener les matériaux de construction jusqu'à cette position haute et escarpée fut considérable et pénible.

Aujourd'hui il ne reste de cette forteresse qu'un fragment de mur épais et grossier ayant fait partie de l'ancien donjon circulaire à l'angle sud-ouest du château; du côté de l'entrée on voit encore les vestiges de fossés. La construction semble avoir eu la forme à peu près carrée des forteresses savoyardes. Les vestiges de deux canaux souterrains entretiennent parmi la populatLe château d'Aigremont fut détruit et incendié par la population des Ormonts après la conquête du pays par les Bernois, pour se venger d'une longue période de dure servitude.ion de la région la tradition de passages secrets, etc.

 

Château de l'Aile en Suisse

Vue du château en mars 2017 après la restauration.

 

Le château de l'Aile, également appelé château Couvreu du nom d'une famille de personnalités politiques locales propriétaire des lieux, est un château vaudois situé à Vevey, en Suisse.

Le château de l'Aile en effet s'élève à l'emplacement des anciennes Halles de Vevey qui furent, par consonnance, à l'origine de l'Aile, enseigne de l'auberge associée dès 1545 à ce bâtiment commercial. L'ensemble fut vendu en 1680 par la commune à Adam Chastelain.

 

Quatre ans plus tard, la propriété en passa à Vincent Hertner, issu d'une famille de marchands originaires de Saint-Gall, mais établis à Lyon et à Genève. Il reconstruisit alors l'édifice pour en faire un château d'agrément cantonné de tourelles - avec encore une tour plus large sur l'axe de la façade nord, puis le légua à son neveu Martin Couvreu de Deckersberg, banquier à Londres, puis à Lyon, qui se fixa par la suite à Vevey dont il obtint la bourgeoisie en 1698.

Adresse: Chemin du Château 28 · 1860 Aigle VD

 

Château d'Aubonne en Suisse

 

Le château d'Aubonne a été construit avant 1197, date à laquelle il est cité comme turris. Il se développe en citadelle, puis en château fort. Entre le XIIe siècle et le XVIIe siècle, il passe successivement entre les mains des seigneurs d'Aubonne, puis des comtes de Savoie, de la famille de Grandson et finalement des comtes de Gruyère.Le château est acquis en 1701 par LL. EE. de Berne, qui y établissent un bailli. Propriété de l'État de Vaud en 1798, puis dès 1835 de la commune.

 

La forteresse se dresse sur une colline surplombant la ville ainsi que le ravin de l'Aubonne. Au début du XIIIe siècle, ce bien est divisé en seigneurie et coseigneurie, ce qui pourrait expliquer la présence d'une grande tour rectangulaire et celle d'une autre, circulaire sur base carrée. Le château est acquis en 1670 par Jean-Baptiste Tavernier. Il charge en 1674-1676 le maître maçon et architecte Pierre Billon de la reconstruction des façades sur la cour intérieure, en créant en particulier un monumental portique à 16 colonnes. Il conservera son bien pendant près de trente ans, pour finalement le vendre à Henri Duquesne.

La dernière rénovation du château, propriété de la commune, a duré huit ans et s'est terminée en 1988. Il est actuellement inscrit comme bien culturel suisse d'importance nationale et abrite de nos jours une école secondaire ainsi que plusieurs salles publiques.

Le château d'Aubonne est dominé par une tour blanche surmontée d'un toit à l'impériale, c'est-à-dire en forme de bulbe. Sa moitié supérieure a été reconstruite dès 1677 par Tavernier qui aurait voulu ainsi, selon la légende, « avoir sous les yeux une construction lui rappelant l'Orient, où il avait longtemps vécu ».

Le Château d'Allaman en Suisse

 

Le château d’Allaman est un château médiéval, situé dans le village suisse d’Allaman, sur une esplanade dominant la route reliant Genève à Lausanne.

Forteresse du XIème siècle avec ses fossés, ses douves et son pont-levis, le château fut incendié en 1530 par l'ennemi bernois et renaquit de ses cendres grâce à la succession de ses nombreux propriétaires.

 

Parmi eux, en 1723, la Marquise de Langallerie, dite La Veuve joyeuse, le transforma en château de plaisance, demeure ouverte à l'esprit des arts et de la culture en y organisant de fréquentes et brillantes réceptions.

L'humaniste, Jean-Jacques de Sellon, militant pour l'abolition de la peine de mort et la fin des guerres, hérita du château en 1810. Il devint le siège provisoire de la Society of Peace qui allait ensuite devenir la Société des Nations, puis l'Organisation des Nations Unies. L'Esprit de Genève puise son inspiration à Allaman au point que Jean-Jacques y fit graver la description sur une colonne du château récemment mise à jour par le propriétaire actuel, Monsieur Markus Jerger.

Depuis 1975, Le Château d'Allaman est classé monument historique et bien culturel suisse d'importance nationale.

Le vignoble

Nous devons la reconstitution de son vignoble, dès 1959, au comte Gérard de Loriol. Depuis 1974, c'est le chef de culture Samuel Brocard qui reprend le flambeau cédant sa place, en 2016, à Caspar Eugster pour profiter d'une retraite bien méritée.

Le Château d'Allaman est, en outre, membre fondateur de la prestigieuse associations Clos, Domaines & Châteaux

Le Château d'Allaman en Suisse

Tournée vers les eaux bleues du Léman, cette magnifique demeure d'origine féodale, offre 15 hectares de cépages très diversifiés : Chasselas, Chardonnay, Gewürztraminer, Pinot Noir, Gamay, Gamaret, Garanoir.
Le Château d'Allaman propose ainsi un Chasselas, un assemblage de rouge, un vin doux passerillé et même un Rosé Brut.

Le château d'Avenches en Suisse

Le château d'Avenches est un château Renaissance située dans la commune vaudoise d'Avenches, en Suisse.

Le premier château répertorié qui se dresse sur le sommet de la colline d'Avenches date de 607 et est la propriété du comte Wilhelm de Bourgogne ; il sera détruit en 616 La fondation du bâtiment actuel est un château médiéval qui a pu appartenir à Pierre Mayor d'Avenches, avant d'être acheté par l'évêque de Lausanne Bourcard d'Oltingen en 1363.

Celui-ci lui adjoint une tour carrée (encore existante de nos jours) en 1375 ainsi que des dépendances situées à l'ouest du bâtiment principal.

Après la conquête bernoise de 1536, le château devient la résidence des 49 baillis successifs qui entreprennent de profonds travaux dès 1550 et qui s'étendront sur les 200 ans suivants[ sous la direction de plusieurs architectes successifs, parmi lesquels le Neuchâtelois Antoine Balanche. La commune d'Avenches achète le château, ainsi que plusieurs terrains et bâtiments attenants au canton le 23 janvier 1804. Les terrains seront vendus par les autorités communales quelques années plus tard alors que le château connaîtra différentes affectations et occupants : location à des particuliers, administration et tribunaux communaux, puis école dès 1838; la salle de classe est de nos jours occupée par une société de musique locale, alors que les 3e et 4e étages de l'édifice, anciennes prisons, abritent une galerie d'art.

Le château est classé comme bien culturel d'importance nationale.

Adresse

La tour de Duin (Bex) en Suisse

 

Tour de Duin fut autrefois un beau château féodal, le château même de Bex. En explorant ses ruines, on a retrouvé les fondations d'au moins cinq tours. La seule qui reste ne doit pas être la plus ancienne puisqu'on fait remonter la fondation du château à la seconde moitié du XIe siècle et que les tours rondes n'ont été introduites dans ce pays qu'au XIIe siècle par les Comtes de Savoie.

 

 

Ces Comtes, qui étaient de grands bâtisseurs, aidèrent sans doute le Seigneur de Bex à construire, vers 1195, son château sur la colline qui domine la localité, comme ils le firent pour celui de Saint-Triphon.

Ils avaient pour cela un motif impérieux: le besoin de places fortes dans cette région du Chablais qui était la clé d'entrée sur le Valais convoité.
Dès l'an 1400, les documents sont plus explicites en ce qui concerne le château de Bex. A cette époque, deux coseigneurs avaient encouru les foudres de leur suzerain, le duc de Savoie, pour avoir laissé échapper, en 1423, un nommé Jean Arambourg, de Bex; celui-ci avait été enfermé dans la tour pour s'être rendu coupable de maléfices ou de sorcellerie. Le duc de Savoie infligea une amende de 40 florins aux coseigneurs pour les inciter à mieux surveiller à l'avenir les criminels qui leur étaient confiés.

Peu après, un certain Antoine de Bex prête serment à Amédée VIII, premier duc de Savoie et futur pape Félix V. En 1431, Antoine devenu seigneur de Bex par son mariage avec Marguerite de Blonay, vont habiter le château, lequel prit alors le nom de "château de Duin".
La famille de Duin habita le château pendant près de 150 ans, de 1431 à 1574. Ce siècle et demi d'histoire fut assez agité. Après les guerres de Bourgogne, les troupes qui avaient perdu la bataille et regagnaient l'Italie par le Grand-Saint-Bernard, s'attaquèrent en passant aux châteaux de Saint-Triphon et de Bex, les incendiant l'un après l'autre. Dans celui de Bex, il resta probablement des bâtiments encore habitables puisque le seigneur y demeura jusqu'en 1641, date à laquelle le fier castel d'autrefois, de plus en plus délabré, fut définitivement abandonné.

Le processus était du reste général à l'époque: les seigneurs délaissaient partout leur forteresse juchée sur les hauteurs, pour édifier des demeures plus confortables dans la plaine; celles-ci étant dorées de nombreuses fenêtres et faisaient l'impasse sur toute mesure défensive. David de Rovéréa, châtelain de Duin, fit construire en 1641 au Glarey le château qui pAujourd'hui, la tour de 20 m. de haut, qui montre au loin son élégant cyclindre par-dessus la forêt, offre un curieux couronnement, insolite pour un château fort. Un dessin de 1838 prouve qu'il s'agit en réalité d'un réhaussement récent. Un propriétaire a simplement utilisé les merlons, autrement dit les dents des créneaux, pour en faire des fenêtres qui ont ensuite été couronnées de nouveaux créneaux.

L'examen de la gravure de 1838 montre aussi que la porte de l'enceinte de plan-pied a été construite récemment, probablement en même temps que l'on démolissait en partie les hauts murs tout prochesorte d'abord son nom avant de devenir château Grenier, vers 1850.

La pierre qui figure au-dessus de la porte d'entrée et qui porte un écu armorié et une date, 1533, à moitié effacée par le temps, n'est pas authentique elle non plus; ce n'est pas en 1533 mais en 1195 que Girold de Bex fit construire le château. Cette pierre a, en fait, été placée là en 1894 par Louis Grenier, alors propriétaire de la tour. Il l'avait achetée à un antiquaire de Lausanne qui l'avait lui-même trouvée dans une maison ruinée de Bex. Mais, il est difficile d'établir un rapport quelconque entre cette pierre et le château.

On ne peut pas parler de la Tour de Duin sans signaler l'extraordinaire beauté du site qui l'entoure. A ses pieds s'étend la plus belle châtaigneraie du canton, arbres centenaires bordant des allées désertes.

 

Château de Blonay en Suisse

 
Ce magnifique château médiéval du XIIe siècle appartient à la même famille depuis sa construction, excepté la période de 1752 à 1806 ! Les premiers seigneurs de Blonay avaient pour mission de garder le château de Chillon, appartenant alors à l'évêque de Sion. De retour d'une croisade en Terre Sainte, il découvre que la Maison de Savoie occupe Chillon... C'est à ce moment-là, vers 1184, que les Blonay construisent leur propre château fortifié, afin de se protéger des Savoyards. De cette époque, il ne reste que le donjon.
 

Bien qu'une charte indique la présence d’un bâtiment fortifié à Blonay dès 1095, la date de 1175 est retenue comme date de construction du château, comme indiqué sur document de l'abbaye d'Hauterive, par les deux frères Guillaume II et Pierre Ier de Blonay. La famille de Blonay va ensuite être inféodée aux comtes de Savoie ; son influence grandissante dans la région va lui permettre d'agrandir progressivement le château jusqu'à ses contours actuels, avec successivement la création d'un donjon, d'un mur d'enceinte, d'un corps d'habitation et d'une chapelle privée.

Déchus progressivement de leurs possessions et de leurs titres après la réforme protestante et l'invasion bernoise, les descendants de la famille de Blonay doivent finalement vendre, en 1752, leur château à Richard de Graffenried et partir pour Vevey. Cette parenthèse ne durera que 50 ans, après lesquels les Blonay rachètent le château à la famille de Graffenried en 1806. Le bâtiment ne devait alors plus quitter les possessions familiales.

Le château appartient de nos jours à la fondation du château de Blonay. Il est classé comme bien culturel d'importance nationale.

Château de Chillon en Suisse

 

Site romantique par excellence, le Château de Chillon, près de Montreux, est construit sur un îlot rocheux du Lac Léman, adossé à une pente abrupte recouverte de forêts.

Le château actuel date du XIIIe siècle et a été érigé par la famille de Savoie pour contrôler le passage le long du lac Léman. La forteresse servait également d’arsenal, de prison et, temporairement, de résidence des comtes de Savoie.



Jean-Jacques Rousseau situe une scène de son roman la « Nouvelle Héloïse » (1762) au Château de Chillon. Intrigué, Lord Byron le visite et y trouve l’inspiration pour écrire le « Prisonnier de Chillon » (1816) qui décrit les souffrances de François Bonivard (1493-1570), prieur emprisonné pour ses positions anti-savoyardes.

Il est possible de louer le château pour divers évènements. Depuis le château, rendez-vous à Montreux (en bateau, en bus ou à pied) où vous pourrez admirer les palmiers et les plantes exotiques qui se situent le long des quais. Continuez votre trajet en direction de Vevey, toujours en longeant le lac Léman. Vous y trouverez la statue érigée en mémoire de Charlie Chaplin, qui a vécu et est mort dans cette ville.
L’aura du Château de Chillon est intacte : il accueille un peu plus de 350'000 visiteurs par an, dont 75% de touristes étrangers.

Château de Chillon
Avenue de Chillon 21 · CH 1820 Veytaux · Suisse

Château de Chillon

Le château des Clées en Suisse

 

L'étymologie même des Clées est le bas-latin cleta, qui signifiait une claie, et que l'on retrouve dans le mot patois clédard ou porte de pâturage. La ville des Clées constituait bien une porte dans le Pays de Vaud

Situé au fond d'un profond ravin et entouré d'épaisses forêts restreignant à peu de chose l'étendue des terres cultivables, le bourg des Clées serait resté un hameau sans l'" industrie " des voyageurs et des marchandises en transit.

 

Ce fut d'abord un fief bourguignon inféodé aux comtes de Genevois puis il passa à la Savoie, mais - et voilà qui montre l'importance qu'avait ce passage pour l'Europe - il ne fallut pas moins d'une concession impériale signée en 1297 par l'empereur d'Allemagne Adolphe de Nassau, pour valider cette attribution à Louis de Savoie, le baron de Vaud qui venait de fonder Morges.

Les maisons du Bourg-Vieux furent presque toutes détruites lors de l'attaque du château, en 1475, par les Suisses, d'abord par les défenseurs mêmes de la place, qui voulaient dégager celle-ci en empêchant les assaillants de s'y abriter, ensuite par les Suisses qui pillaient et incendiaient.

Les deux bourgs étaient entourés d'une muraille, dont certaines parties sont encore visibles dans les caves ou au rez-de-chaussée des maisons du Bourg-Neuf. Par les anciens plans, on connaît le tracé exact de cette enceinte qui était percée de trois portes extérieures, disparues aujourd'hui.

Commencée déjà avant la destruction du château Par les Suisses en 1475, elle est due surtout au fait que les Marchands utilisèrent peu à peu d'autres passages plus commodes pour franchir le Jura. La population diminua de plus en plus. Le mur d'enceinte, effondré, ne fut pas reconstruit, les vieilles masures non plus. La construction de la route d'Orbe à Jougne et du chemin de fer de Vallorbe, au XIXe siècle. lui porta le dernier coup. L'ancienne ville prospère des Clées est devenue un petit village.

 

Château de Coppet

 

Le château de Coppet est un château vaudois située sur le territoire de la commune de Coppet, en Suisse.

La renommée du château de Coppet commence en 1784, année de son achat par Jacques Necker, d’origine genevoise, mais ayant fait une magnifique carrière à Paris, où il finit par être choisi par le roi de France Louis XVI pour être son ministre des finances.

 

 

« Quand M. Necker acheta Coppet en 1784, c’était un ancien château fort en train de tourner à la maison de plaisance. L’une des anciennes tours subsiste, mais les murs d’enceinte ont disparu. Le ruisseau qui alimentait les douves fait des cascades dans le jardin. Les armes de Baron (cédées avec le château) s’épanouissent fièrement sur la grille d’entrée. Par les fenêtDepuis cette époque la maison est restée entre les mains de ses descendants, au premier rang desquels figure sa célèbre fille, Madame de Staël (de 1766 à 1817). Après son fils aîné, Auguste, mort jeune et sans postérité (1790-1827), et sa veuve, le château est passé en 1878 entre les mains de la famille d’Haussonville.  En effet, Louise de Broglie (1818 – 1882), nièce de Madame de Staël en hérita et épousa le Comte Othenin d’Haussonville. L’actuel propriétaire représente la huitième génération depuis Necker et le dixième propriétaire depuis 1784. 
Coppet est la seule demeure de la région lémanique encore en mains privées, ayant conservé tous ses meubles, objets d’art, tableaux et souvenirs de famille. Ce n’est pas un musée mais une propriété familiale ouverte au public qui appréciera d’oublier notre époque pendant une heure pour découvrir l’atmosphère des XVIIIème et XIXème siècles.res on voit, d’un côté le lac, de l’autre le parc. C’est une demeure sensible ».