Château de Crans en Suisse

 

 

Le château de Crans est un château situé dans la commune vaudoise de Crans-près-Céligny, en Suisse.

Il a été construit entre 1764 et 1768 par l'architecte genevois Jean-Louis Bovet d'après un plan établi par Jallier pour le banquier Antoine Saladin (1725-1811).

 

 

Le château, restauré à plusieurs reprises au cours des siècles, est de forme ovale et construit en molasse.

Il se dresse au sommet d'un coteau de vignoble, au-dessus du lac Léman et représente, de par sa construction, un exemple de château de plaisance du XVIIIe siècle avec ses grandes baies vitrées et de larges balcons.

Le château est classé comme bien culturel d'importance nationale. Toujours propriété de la famille d'Antoine Saladin, il est de nos jours le siège d'un domaine viticole de plus de 11 hectares et est entretenu par la mécène Gisèle de Marignac, sa sixième propriétaire. Son mari, Denis de Marignac, est lui-même issu d'une famille d'Uzès établie à Genève au début du XVIIIe siècle.

Château de Crans en Suisse

Tour de Duin en Suisse

 

 

La Tour de Duin est l'une des tours d'un ancien château féodal situé sur une colline au sud de Bex dans le canton de Vaud en Suisse.

Le château fut construit au XIIe siècle et abandonné en 1641 après avoir été incendié durant les guerres de Bourgogne. Il ne subsiste aujourd'hui que cette tour.

La famille de Duin, originaire d'un fief aux abords du lac d'Annecy, dans le Genevois, hérite de la partie des Blonay, en 1431 de la seigneurie de Bex et du château.

Château de Grandson en Suisse

 

Dominant le lac de Neuchâtel, à quelques minutes d’Yverdon-les-Bains, le Château médiéval de Grandson est le deuxième plus grand château de Suisse. Plusieurs collections, arbalètes, voitures anciennes, armures et de nombreux ateliers pour adultes et enfants agrémentent la visite de la forteresse.

Construit entre le 11e et le 13e siècle, le château de Grandson a joué un rôle central dans les guerres de Bourgogne et la bataille de Grandson (1476).

 

Le Duc de Bourgogne Charles le Téméraire, vaincu par les Confédérés, y abandonna un butin de prestige dont de nombreuses pièces d’artillerie.

Dans les salles historiques, on peut admirer de magnifiques stalles Renaissance, des maquettes de châteaux et de batailles, mais aussi un musée de voitures anciennes. Le chemin de ronde, la salle de tortures et les oubliettes viennent compléter la visite. A noter encore que de nouvelles surfaces d’exposition relatant toute l’histoire du château seront visitables dès octobre 2017.

Chasse au trésor, visites guidées ou ateliers créatifs : des activités pour tous les âges font découvrir le château de manière ludique. Les salles, salons privés et la magnifique cour intérieure peuvent être réservés pour des séminaires et banquets. En août, le château ouvre ses cours et jardins à l’occasion de la grande fête médiévale.

Adresse

La tour de Gourze en Suisse

 

Tour de Gourze est aujourd'hui un cube d'environ 900 m3 sans ouverture à l'exception de celle qui a été artificiellement pratiquée en 1879. Elle est surmontée d'un parapet construit en 1879 qui borde une plate-forme de 2 m de large, munie à l'intérieur d'un garde - fou. On y accède par des escaliers qui ont été construits en 1939.

En 1279 on trouve la première mention de la Tour dans un document, mais sa construction remonte à plus haut. Le territoire où elle est construite appartient à l'évêque de Lausanne.

Au début du XIVe siècle, la Tour de Gourze fut brûlée et démantelée. La Tour était en piteux état et le resta pendant des années.

 

Le 17 octobre 1397, l'évêque Guillaume de Menthonnay, désirant qu'elle fut restaurée et gardée, l'inféoda à Jean de Canturio de Milan, son maître des monnaies, mais en se réservant le lac de Bret, la souveraineté et la juridiction.

Jean de Canturio prit l'engagement de rebâtir, recouvrir et maintenir la Tour en bon état, de la tenir constamment à la disposition de l'évêque, de n'y recevoir sous aucun prétexte des hommes de guerre étrangers et de ne se livrer à aucune hostilité sans permission. Il lui était interdit d'aliéner une portion de la terre sous peine de nullité.

De 1397 à 1530, le domaine de Gourze restera propriété de la succession Canturio, jusqu'au moment où Etienne Gaudin et Joffredaz Rosset, sa soeur, décidèrent de vendre cette terre et la Tour à la paroisse de Villette. La vente à des roturiers fut cause de certaines difficultés: c'est bien à noble Rodolphe de Chalon et à Etienne de Lavaux que la vente fut faite, mais c'est la paroisse de Villette qui payait.

En 1536, c'est l'occupation bernoise, la Tour changea de maître mais non de propriétaire.

Au moment du partage de la grande commune en 1824, la forêt d'une pose, adjacente à la Tour de Gourze, resta propriété indivise des 6 communes (Forel, Grandvaux, Villette, Epesses, Riex, Cully) de l'ancienne paroisse. La décrépitude de la tour commença sérieusement. On sait que le bon moyen pour ruiner une construction est d'en attribuer l'entretien à plusieurs propriétaires...

Grâce à l'initiative du pasteur François Naef et du syndic Charles Fonjallaz des travaux de restaurations furent entrepris en 1878. Le paiement de ces travaux, à partager entre les 6 communes, ne fut pas une petite affaire.

En 1884, une convention fut signée pour édifier un signal de triangulation au-dessus de la Tour.
(Coordonnées 546 433.3 et 151 314.9)

En 1910, à la suite d'une transaction, les terres de Gourze et le Signal de Grandvaux devinrent propriété de l'Etat de Vaud. Le Signal de Grandvaux et 669 m2 de forêt furent revendus par l'Etat en 1936 à un particulier.

 

Château d'Hauteville en Suisse

 

C'est certainement le plus beau des châteaux de plaisance du canton de Vaud qui en compte pourtant beaucoup. Sur un plateau ondulé au-dessous de Saint-Légier, parmi les vergers et les bosquets, il occupe une situation magnifique, face aux Alpes et au lac Léman.

Château à la française qui fait contraste avec celui tout proche de Blonay à l'aspect moyenâgeux.

Pourtant Hauteville fut, longtemps, aussi un château féodal. C'est une reconstruction, exécutée au XVllle siècle qui a englobé un premier manoir plus petit.

La terre d'Hauteville, au Moyen Age dépendait de la seigneurie de Blonay. Au XVIe siècle elle devint un fief de LL.EE. de Berne. Jusque vers 1740, il n'y avait là qu'une grosse tour carrée et un logis au-dessus d'énormes caves car la colline était alors couverte de vignes. Les communs occupaient le côté nord.

Pendant la première moitié du XVIIIe siècle, la seigneurie appartint successivement aux familles de la Mothe, Jaquemin, d'Herwart, et fut acquise, en 1760, par Pierre Philippe Cannac (1705-1785), d'origine française huguenote, devenu bourgeois de Vevey en 1728.

Pierre-Philippe Cannac était un homme très riche et fort actif. Il décida de démolir en grande partie l'ancien château féodal trop petit pour ses ambitions, et de construire une belle demeure semblable à celles qui s'élevaient un peu partout en Europe à cette époque.

Cannac mourut en 1785, à l'âge de 80 ans. En 1794, Hauteville revint à Daniel Grand de la Chaise, banquier à Amsterdam, qui prit dès lors, le nom de Grand d'Hauteville, nom gardé par ses descendants aujourd'hui encore propriétaires du château.

 

Le château de La Lance à Concise en Suisse

 

L’ancienne chartreuse de La Lance, qui abrite un cloître intact du XIVème siècle, est un monument historique exceptionnel et un domaine viticole. Elle se situe au bord du  lac entre Yverdon et Neuchâtel et se distingue par son calme et son rayonnement.

Les espaces à louer se trouvent  dans la partie historique de la maison. La propriété est un domaine privé.

 

 

Les premières vignes du domaine ont été plantées par les moines, car ils avaient pour tradition de cultiver eux-mêmes les ceps qui leur fournissaient le vin de messe. Après de nombreuses modifications de surface au cours des siècles, la surface actuelle cultivée en vignes est de 8 Ha.

Le vigneron Stéphane Sandoz a repris le domaine dont s’occupait sa famille depuis 3 générations.

Le Château de La Sarraz et Musée du Cheval en Suisse

 

 

Construit en 1049 sur un éperon rocheux entre Morges et Yverdon-les-Bains, le Château de La Sarraz domine la campagne vaudoise. Son exposition est constituée d’objets de grandes valeurs acquis au fil des siècles par les générations des barons de La Sarraz.

 

 

Depuis sa construction jusqu’à sa transformation en musée, le Château de La Sarraz a toujours appartenu aux barons de La Sarraz, contrairement à la plupart des châteaux qui passent de main en main.

Cette caractéristique fait sa richesse, puisqu’il a gardé l’aspect d’une demeure familiale, décorée des meubles et œuvres d’art acquis au fil des siècles.

L’intérieur exprime l’ambiance et le goût de générations d’une famille patricienne. Meubles précieux, argenterie et porcelaines rares témoignent d’un art de la table raffiné. Ses salles historiques sont à louer pour réceptions, fêtes, bals et mariages.

En 1982, des passionnés ouvrent le Musée du Cheval dans ce cadre historique. La collection contient notamment des selles de Napoléon Ier, la diligence postale du Grimsel, des sculptures de chevaux, accompagnés de la présentation du travail du maréchal-ferrant ou du vétérinaire.

Le Château de La Sarraz et Musée du Cheval en Suisse

Le château de La Tour-de-Peilz en Suisse

 

Le château de La Tour-de-Peilz est une forteresse médiévale, aujourd'hui Musée suisse du jeu, situé à La Tour-de-Peilz, dans le canton de Vaud en Suisse.

Construit au XIIIe siècle par Pierre de Savoie, le Château de La Tour-de-Peilz servit de réduit défensif, de poste de surveillance du trafic lacustre sur le Léman et de douane. Ravagé pendant les guerres de Bourgogne en 1476, il fut acquis et reconstruit en 1747 par Jean Grésier, officier français.

Le Château, resté en mains privées, fut acheté en 1979 par la commune de La Tour-de-Peilz à la suite d'une votation populaire. Les deux tours d'angle, l'enceinte, les remparts et les fossés ont été classés monuments historiques en 1973. Il abrite actuellement le Musée suisse du jeu.

Château de Lucens en Suisse

 

Le château de Lucens est une ancienne maison forte médiévale située au sommet d’une colline rocheuse dans le village de Lucens, dans le canton de Vaud, en Suisse.

Le château servit de résidence aux évêques de Lausanne dès la fin du XIIIe siècle. L’évêque Guillaume de Menthonay y fut assassiné en 1406, et son barbier, accusé du meurtre, supplicié dans la cour du château avec des tenailles ardentes.

 

Les campagnes menées par le duc de Bourgogne en 1475 et 1476 endommagèrent le château.

Durant la période bernoise qui commença en 1536 et se termina en 1798, le château servit pour les baillis qui étaient également installés à Moudon.

Il fut vendu en 1801 à des privés.

Adrian Conan Doyle, fils de l'écrivain Arthur Conan Doyle, s’y installa dans les années 1960 et fonda le musée Sherlock Holmes. Le musée a été déplacé depuis dans une maison de Lucens. Aujourd’hui le château est inscrit comme bien culturel suisse d'importance nationale.

Le château appartient à Marco Dunand, président et CEO de Mercuria, entreprise de négoce pétrolier[1].

Le château est divisé en deux parties distinctes : une tour ronde et massive construite vers 1275 au sein d’une structure fortifiée et un bâtiment allongé avec sa cour qui ressemble à celle du château d'Oron et qui remonte à la période bernoise dans les années 1580.

L’intérieur du château a été modifié au cours du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle.

Château de Moudon en Suisse

 

Le château de Moudon est un château situé dans la ville vaudoise de Moudon, en Suisse. Il se signale par son imposante tour romane appelée également, mais par erreur, « Tour de Broye » ou « Tour de la Reine Berthe ».

Le château, qui défendait l’entrée orientale de la Ville haute primitive, se situe à peu près à mi-hauteur d’un éperon molassique entre la Broye et la Mérine sur lequel avait été construite la Ville haute.

Le site n’ayant jamais été fouillé, on ignore donc la configuration exacte du sol avoisinant cette tour romane. Celle-ci devait à l’origine s’élever sur une hauteur de 25 m environ. Elle est bâtie sur un plan allongé d’environ 24 x 16 m, avec une épaisseur constante des murs d’environ 3,40 m. Les murs sont aujourd'hui conservés sur une hauteur de 10 à 13 m par rapport à la terrasse ouest et ne présentent aucune ouverture d’origine. Le parement extérieur est constitué d’un gros appareil de tuf scié dont de nombreux quartiers comportent de grandes marques de tâcherons .

Les murs formant l’enceinte extérieure du château ont en grande partie conservé leur tracé d’origine, malgré une grande campagne de reconstruction entre 1417 et 1436.

Après la conquête du Pays de Vaud par les Bernois en 1536, le siège baillival est déplacé au château de Lucens. Si la tour de Moudon semble encore en partie habitable en 1581, elle sert par la suite de prison, un espace y étant réservé à la torture. Vers 1635, cependant, la tour menace de s’effondrer du côté de la ville. Dix ans plus tard, on décide de la démolir à peu près à la moitié de sa hauteur. La ruine, restée découverte depuis lors, est encore gravement lézardée par un tremblement de terre en 1817, et l’on entreprend en 1884 sa démolition. Cette destruction est heureusement stoppée grâce à l’intervention de l’archéologue Albert Naef.

Dès le XVIIIe siècle, cette ruine pittoresque frappe l’imagination des historiens. En 1781 apparaît pour la première fois la dénomination de « tour romaine », tandis que d’autres attribuent la tour à Jules César, à la reine Berthe ou à Pépin le Bref. Une hypothèse de construction par les Zähringen est évoquée en 1666 déjà par Jean-Baptiste Plantin, puis reprise en 1714 par Abraham Ruchat. Cette soi-disant origine zaehringienne est diffusée par ensuite par les études de Frédéric de Gingins et par les dictionnaires historiques de Martignier, puis de Mottaz, ces derniers attribuant en outre par erreur la dénomination de « tour de Broye » à cet élément fortifié. Il y a là confusion avec la véritable tour de ce nom à Sugiez.

La tour, classée monument historique en 1900 et qui a obtenu la note 1 (d’importance nationale) au recensement architectural du canton de Vaud, est également inscrite comme bien culturel suisse d'importance nationale, alors que le château lui-même est inscrit comme bien culturel d'importance régionale.

Château de Nyon en Suisse

Le château de Nyon est un château de Suisse, situé sur le territoire de la ville vaudoise de Nyon.

Implanté sur un site occupé dès l'époque romaine par des maisons d'habitation, le château était à l'origine une maison forte appartenant aux sires de Prangins, bâtie peut-être vers 1280, mais sans doute considérablement modifiée après la prise de Nyon par la Savoie en 1293, avec adjonction de tourelles d'angle par Guillaume du Chêne.

 

En raison de la conquête du Pays de Vaud par les Bernois en 1536, le château passe en mains bernoises.

 

Devenu siège baillival, il est fortement transformé entre 1574 et 1583 par des maîtres maçons originaires de la Valsesia, Uli II Bodmer et Antoine Vallon, sous la direction de Uli Jordan.

Après la révolution vaudoise de 1798, la ville de Nyon rachète le bâtiment en 1804 et lui trouve diverses affectations, facilitées par le démantèlement, vers 1825, des fortifications avancées qui protégeaient l'accès au château et l'isolaient de la place publique adjacente. L'édifice abrite désormais des locaux administratifs, les prisons de district jusqu'en 1979, la salle du Conseil communal et tribunal jusqu'en 1999. Depuis 1888, le château accueille également un musée historique qui deviendra, dès le milieu du XXe siècle le musée historique et des porcelaines de Nyon.

Le château, de même que le musée, est inscrit comme bien culturel suisse d'importance nationale. Il a été totalement restauré de 1999 à 2006 par un consortium d'architectes locaux pour un coût total de 17,5 millions de francs. Depuis, le musée occupe l'ensemble du bâtiment, bénéficiant également de la terrasse réaménagée.

Château de Nyon en Suisse

Château d'Oron en Suisse

 

Le château d'Oron est un château de Suisse, situé dans le village d'Oron-le-Châtel, sur le territoire de la commune vaudoise d'Oron.

Le château est le siège de la seigneurie d'Oron, puis du bailliage d'Oron.

Les premières constructions remontent à la fin du XIIe siècle lors d'une période trouble où plusieurs familles s'affrontèrent pour les territoires du royaume de Bourgogne. La famille d'Oron hérita des environs et modifia le château durant un siècle.

 

La forteresse ne changea plus tellement dès la fin du XIIIe siècle mais en 1388, la lignée d'Oron s'éteignit et céda son héritage au comté de Gruyère. Avec l'avancée des Confédérés en terre vaudoise et les difficultés financières des Gruyère, le château passa en main bernoise en 1555. La région d'Oron fut convertie en bailliage et le château servit de résidence pour le bailli. En 1798, le dernier des 43 baillis qui avaient occupé le château durant plus de deux siècles, quitta la forteresse.

Le château servit de prison puis fut vendu à la famille Roberti de la région en 1801. En 1870, la famille française Gaiffe reprit les clefs du château. En 1934, le château est une nouvelle fois mis en vente et une association fut fondée en 1934 pour le racheter. Il fut acheté en 1936 par l'Association pour la conservation du château d'Oron, puis classé comme bien culturel suisse d'importance nationale, tout comme sa bibliothèque de 18'000 volumes anciens.

Depuis cette époque, afin d'assurer son avenir et permettre les travaux de restaurations, le château est ouvert au public. Il abrite un appartement du XVIIIe siècle. On y organise aussi des expositions, des concerts et de nombreux banquets et réceptions.

Château d'Oron en Suisse

Château de Prangins en Suisse

Le musée national suisse - château de Prangins est un musée situé dans la commune vaudoise de Prangins en Suisse. Il s'agit du siège romand du Musée national suisse.

L’exposition principale du château de Prangins permet de s’imprégner de l’histoire de la Suisse, du siècle des Lumières jusqu’au début du XXe sièc

 

L'architecture du château rythme l'exposition permanente, découpée en quatre grands thèmes.

 

Au rez-de-chaussée l'exposition "Noblesse oblige! La vie de château au 18ème siècle" est une restitution des salle à l'époque du baron Louis-François Guiguer.

Le premier étage montre comment la Suisse a basculé de l'Ancien Régime en un État fédéral moderne, et d'un pays agricole en une nation industrialisée et urbanisée.

Les combles rappellent au visiteur que ce pays, avant d'être un pays d'immigration, était un pays d'émigration.

Le jardin potager, véritable conservatoire de fruits et légumes de cette époque, permet au public de découvrir de multiples espèces cultivées autrefois.

Le musée national souhaite transférer une partie de ses collections dans un autre édifice situé dans la région francophone. Le château de Prangins semble être le lieu idéal pour une telle réalisation, mais la Confédération ne peut envisager d’acquérir elle-même le domaine, dont le prix d’achat est de deux millions et demi, un accord est convenu avec les cantons de Vaud et de Genève.

 

Le 19 juillet 1974, l’acte d’achat du domaine de Prangins est signé par les représentants des conseils d'État vaudois et genevois. Une année plus tard, il est offert à la Confédération par les cantons de Vaud et Genève, afin de devenir un musée national.

 

En 1998, le musée national suisse ouvre son siège en terre romande. Depuis, il a été inscrit, tout comme le bâtiment qui l'accueille, comme bien culturel d'importance nationale.

 

Le château de Roche en Suisse

Le Château de la Roche est une maison fortifiée du XIIIe siècle située au cœur d’Ollon dans le Chablais vaudois. Ce village, entouré de vignes et de montagnes, est riche d’une longue et passionnante histoire liée aussi bien à celle de l’Abbaye de St-Maurice qu’à celle de la Maison de Savoie.

Depuis 1989, cet édifice fait l’objet d’une restauration par étapes dans le cadre d’une démarche architecturale originale, conduite par l’architecte Jean Nicollier. Il est ouvert au public pour des spectacles, des expositions, des conférences et des réceptions.

 

Le Château de Roche fut construit de 1584 à 1632.
C’est au titre de directeur des Salines que Albrecht de Haller (1708-1777) habita la maison du Seigneur Directeur de 1758 à 1764. Il y reçut Voltaire à plusieurs reprises, ainsi que Casanova et H.-B. de Saussure. Sa fonction de directeur se doublait de celle de gouverneur du mandement avec domicile au château d’Aigle.

 

Humaniste, écrivain, poète et grand homme de science, Albert de Haller se consacre à Roche, à de multiples études en botanique, en aérologie et sur l’insalubrité des marais régionaux.

 

Cherchant à réduire la consommation de bois, il expérimenta l’évaporation des saumures par le soleil et le vent.

 

Château de Rolle en Suisse

Parmi les nombreux châteaux forts qui, tout au long du Moyen Age, ont vu le jour sur les rives du lac Léman, celui de Rolle est l'un des plus mystérieux, du moins en ce qui concerne son origine et l'histoire de sa construction. Comme celui de Morges, il s'élève tout près de l'eau et, jadis, était protégé du côté de la ville par des fossés. Dépourvu de ses fortifications extérieures cet ouvrage se présente aujourd'hui comme un quadrilatère de plan irrégulier, flanqué à chaque angle d'une tour.

 

 

Sa partie ouest a presque complètement perdu sa silhouette moyenâgeuse. Aussi bien dans leur forme que dans le genre de leur construction, les tours d'angle auxquelles nous venons de faire allusion diffèrent fortement l'une de l'autre. Celle de l'angle nord-ouest est de plan circulaire, la tour flanquant l'angle obtus tourné vers le lac est construite sur un plan rectangulaire, tandis que le plan des deux autres décrit un demi-ovale fermé et surhaussé. Entre ces tours, l'enceinte décrit des lignes droites. Par endroits, les restes d'un chemin de rondeQuelques longs bâtiments contigus s'adossent sur la face intérieure des murailles, où ils cernent une vaste cour. Plusieurs phases de construction se profilent sur ces bâtisses. Des arcades aménagées du côté de la cour ont en grande partie été murées. La distribution intérieure a elle aussi subi divers remaniements. Sont notamment de date récente les grandes fenêtres qui, surtout du côté extérieur, ont largement entravé le caractère défensif du château. Les meurtrières dont sont munis le mur d'enceinte et les tours d'angle ont été modifiées lorsque apparurent les armes à feu. sont encore visibles.

Sans une étude archéologique approfondie, il n'est pas possible d'expliquer de façon concluante pourquoi la forteresse de Rolle présente un plan aussi étrangement irrégulier, surtout en ce qui concerne la partie donnant sur le lac, avec son mur d'enceinte à angle obtus et sa tour carrée. Pour ce qui est du reste du château, donc de la tour ronde et des deux tours flanquantes semi-circulaires, on a tendance à voir là le torse d'un ouvrage correspondant au modèle du carré savoyard, avec donjon rond et tours d'angle plus petites. Mais comment la partie orientale du château, totalement différente du schéma habituel, s'explique-t-elle ? Le plan primitif du carré n'a-t-il jamais été mis à exécution du côté du lac ou a-t-il été librement modifié pour permettre d'englober dans l'ouvrage une tour plus ancienne ?

Le château a certainement été fondé par la maison de Savoie, sans doute au cours du troisième quart du XIIIe siècle. Citée pour la première fois dans des actes de 1291, la forteresse de Rolle se trouvait alors en possession du comte Amédée V de Savoie, qui à cette date l'inféoda à Aymon de Sallenove. En 1295, le fief passa aux mains du chevalier Jean de Greilly, dont les descendant résidèrent à Rolle jusqu'au XVe siècle. C'est vers 1330 que les comtes de Savoie fondèrent la petite ville de Rolle, sur le terrain bas qui s'étend à l'ouest du château. Après 1400, les seigneurs de Greilly héritèrent non seulement le titre de comtes de Foix, mais encore des terres étendues en Guyenne. Ce qui entraîna cette famille dans les désordres consécutifs à la Guerre de Cent Ans, qui opposait la France à l'Angleterre. Jean de Greilly, comte de Foix, partisan de l'Angleterre, fut fait prisonnier en 1453 par les Français. Pour pouvoir payer la rançon exigée, son père se vit obligé de vendre son fief savoyard. Rolle fut acquis par Amédée de Viry, seigneur de Mont-le-Vieux. En 1531, les biens de ce dernier passèrent à Jean Amédée de Beaufort et en 1536, les Bernois, lorsqu'ils prirent possession du Pays de Vaud, se chargèrent également de la suzeraineté savoyarde sur Rolle. Mais Jean Amédée, membre de la Ligue de la Cuiller, ne daigna prêter hommage et fidélité au Conseil de Berne qu'en 1543. En 1550, de lourdes dettes le contraignirent à vendre le château de Rolle au comte Michel de Gruyères, qui ne jouit toutefois pas longtemps de sa remarquable acquisition. Sa ruine économique, provoquée par Berne et Fribourg, l'obligèrent à son tour à vendre ses biens. Le château de Rolle fut acheté en 1558 par un riche patricien bernois, Jean de Steiger, dont les armoiries ornent aujourd'hui encore la façade donnant sur la cour. La famille de Steiger conserva le château et les droits seigneuriaux qui en découlaient jusqu'en 1798. Aujourd'hui, les salles de cet édifice, restaurées avec soin, sont utilisées par la commune de Rolle, qui y a aménagé des bureaux administratifs et y organise des expositions.

 

Château de Rolle en Suisse